POINT DE VUE

Les Bhutto : Une famille, un engagement...


Alwihda Info | Par Brahim Oguelemi - 4 Septembre 2019



© Arif Ali/AFP
L'émotion, la sensation, la désolation et l'affection nous tiennent en intrigue et nous coupent quasiment le souffle après avoir lu les précieux Mémoires de la digne et admirable Benazir Bhutto.

Fille de l'Orient, comme elle aimait se définir elle-même, son engagement pour son pays le Pakistan lui a valu les sacrifices les plus ultimes qui soient : la mort.

Son père, ses deux frères et elle-même furent lâchement exécutés par le bras séculier de l'impérialisme local pakistanais. Son mari et sa mère connurent les sombres geôles politiques du Pakistan. C'est dire combien que cette famille était engagée jusqu'aux moèles épinières.

Benazir Bhutto, fille de Zulfikar Ali Bhutto, son père fut lui-même l'un des plus valeureux et courageux Premier ministre que le Pakistan ait jamais connu, avait toutes les raisons de se complaire aux communs des mortels après avoir fait des brillantes études dans des illustres et prestigieuses Universités du monde comme Harvard et Oxford. Elle pouvait se la couler douce, jouir du fruit de ses diplômes, se conformer au système qui le malmenait ou encore rester dans sa zone de confort. Mais à la place, elle s'était résolument engagée et levée pour combattre le système mirobolant et ainsi contribuer au véritable développement de son pays.

Sa vie est pleine de message et de sagesse, quels que soient nos diplômes, quel que soit notre statut social et quel que soit notre genre, nos acquis ne valent absolument rien tant que nous ne nous engageons pas soit pour combattre les systèmes récalcitrants soit pour améliorer les conditions de vie dégradantes de nos concitoyens.

Tout le fond de ses Mémoires et, donc de son engagement et de ses combats pour les siens et pour son pays le Pakistan peut se résumer dans ce passage, le sien d'ailleurs : " Je n'ai pas choisi cette vie, c'est elle qui m'a choisie.
Ma vie est le reflet des turbulences, des tragédies et des triomphes de mon pays."

À travers elle et à travers son combat et son engagement, la jeunesse tchadienne en particulier et celle africaine en général, doit s'inspirer d'elle et s'engager comme elle l'a fait pour son pays.

La Politique ne s'hérite pas, avait dit un jour un jeune poète tchadien. Mais, même si Benazir Bhutto aurait hérité de la politique à son père et conséquemment ça avait causé sa perte et celle des siens, on peut retenir tout de même d'elle comme la première femme du monde musulman nommée au poste de Premier ministre et on reconnaît les progrès politiques, économiques, sociaux et culturels d'aujourd'hui du Pakistan grâce à leur engagement familial.

Les jeunesses tchadienne et africaine doivent impérativement se politiser et s'engager pour leur survie et pour leur avenir.

Enfin, un grand merci à mon poète Maïdé Hissein Hamita de m'avoir fait découvrir cette admirable et courageuse famille politique pakistanaise par le truchement des formidables Mémoires de Benazir Bhutto. Des véritables délices, j'en confesse. Lesquels Mémoires dont je recommande fortement et vivement aux autres et notamment aux filles.

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