Le Tribunal de Grande Instance de N'Djamena a examiné, le 19 février 2026, l’affaire d’un jeune homme poursuivi pour vol aggravé. Le prévenu est accusé d’avoir dépouillé un motocycliste en pleine rue, en usant de violences physiques.
Une agression en pleine voie publique
Les faits se sont déroulés aux alentours de 18 heures. La victime, circulant à moto, s’était arrêtée sur le bas-côté pour répondre à un appel téléphonique. C’est à ce moment que le prévenu a surgi pour l’agresser. Selon l’acte d’accusation, l’assaillant a poussé violemment le conducteur pour le faire tomber, avant de s’emparer de force de son téléphone portable et de son portefeuille.
Le butin déclaré comprend, outre l’appareil, une somme de 255 000 FCFA et divers documents. Alertés par les cris de la victime, des passants ont pris en chasse le suspect et ont réussi à l’appréhender avant l’arrivée des forces de l’ordre.
À la barre, la stratégie de défense du prévenu s’est révélée contradictoire. S’il a reconnu les faits de violence, il a néanmoins nié avoir pris possession des objets mentionnés dans la plainte (le téléphone et le portefeuille), une ligne de défense qui peine à convaincre face au flagrant délit.
De son côté, la partie civile a maintenu ses réclamations, exigeant la restitution intégrale de ses fonds et de ses pièces d’identité.
Le Procureur de la République a fustigé un acte de délinquance urbaine troublant l’ordre public. Se fondant sur l’article 403 du Code Pénal tchadien, il a requis une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme à l’encontre du prévenu. L’affaire a été renvoyée au 26 février 2026. Le prévenu est en détention préventive à la maison d’arrêt de Klessoum.
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N'Djamena : 5 ans de prison requis contre un auteur de vol avec violence







