Placée sous le signe du recueillement, de la spiritualité et de la fraternité, cette fête religieuse a été ponctuée par la traditionnelle grande prière organisée à la grande Mosquée Roi Fayçal de N’Djamena, en présence du président de la République, chef de l’État, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno.
Dès les premières lueurs de l’aube, des milliers de fidèles ont commencé à affluer vers les différentes mosquées. Dans une atmosphère empreinte de ferveur, les formules de glorification « Allahou Akbar, Allahou Akbar,…, Allahou Akbar wa Lillahil’Hamd » résonnaient en chœur, investissant peu à peu les enceintes des mosquées et leurs abords. C’est le cas de la grande Mosquée Roi Fayçal dont les bordures sont ornées par le drapeau national.
Dès 7h, les premières autorités ont fait leur arrivée : membres du corps diplomatique, membres du gouvernement, présidents des grandes institutions, anciens Premiers ministres ainsi que les présidents des deux chambres du Parlement ont pris place au premier rang, aux côtés des responsables religieux.
C’est peu avant 08 heures qu’est arrivé le président de la République, chef de l’État, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno. Accueilli par les membres du Conseil National des Affaires Islamiques du Tchad, conduits par son président, Cheikh Abdeldaim Abdallah Ousman, le chef de l’État, après avoir serré les mains, a accompli deux unités de prière avant de rejoindre l’enceinte principale. Là, il a pris place parmi les fidèles, reprenant avec eux, la formule de glorification.
Quelques instants plus tard, l’Imam de la grande mosquée, qui n’est autre que le Moufti du Tchad, Cheikh Ahmat Annour Mahamat Alhilou, est apparu. Il a aussitôt conduit la prière, constituée de deux unités (raka’at), avant de prononcer le sermon qui a tenu en haleine l’assistance durant de longues minutes. Dans son sermon, le Moufti a d’abord rendu grâce à Allah pour avoir permis aux fidèles de mener à bien le jeûne du Ramadan, multipliant les invocations pour que soient acceptés les prières, les actes de dévotion et les gestes de solidarité qui ont marqué ce mois béni.
Puis, s’adressant à la communauté, il a développé deux axes principaux. Le premier a porté sur la recommandation prophétique : « Soyez, en tant qu’adorateurs d’Allah, des frères ». Il a rappelé que le jour de l’Aïd n’est pas seulement un jour de beaux vêtements ou de nourriture, mais avant tout un jour d’action de grâce et un moment où doit s’incarner l’unité des musulmans dans la prière, les invocations et la joie partagée. Cheikh Ahmat Annour Mahamat Alhilou a insisté avec force sur la nécessité de purifier les cœurs, appelant à la clémence et au pardon. Il a cité à cet égard une sagesse populaire tchadienne : « C’est la fête de l’année, on ne fâche personne ».
Une formule, a-t-il expliqué, qui illustre l’esprit de tolérance et de miséricorde hérité des grands-parents. Citant un célèbre hadith rapporté par Muslim « Ne vous enviez pas, ne vous détestez pas, ne vous tournez pas le dos. Soyez, en tant qu’adorateurs d’Allah, des frères. Le musulman est le frère du musulman : il ne l’opprime pas, ne le délaisse pas, ne le trahit pas et ne le méprise pas », le Moufti a souligné que la fraternité entre les croyants se construit par la justice, le respect mutuel et le refus de toute forme de mépris ou d’injustice.
S’adressant à l’ensemble de la nation, l’érudit a rappelé que le Tchad, pays aux multiples ethnies, langues et cultures, trouve sa force dans l’unité nationale. « Ce qui doit nous rassembler, au-delà de nos différences, ce sont les valeurs nobles et la bonne moralité », a-t-il martelé.
Pour lui, le vivre-ensemble pacifique est le verrou de sécurité qui protège les vies, les biens et l’honneur, et sans lequel aucune stabilité ni développement durable ne sont possibles. Il a ensuite adressé un message particulier à la jeunesse, qu’il a qualifiée de pilier de la nation. Selon lui, il incombe aux jeunes de s’éloigner des divisions, de s’attacher à la science authentique, de promouvoir l’esprit de l’entraide et de s’engager activement dans la construction du pays, que ce soit par l’éducation, le travail ou les initiatives utiles.
Le Moufti a également consacré une partie de son prêche au rôle des médias nationaux. « A l’ère de la mondialisation, la parole diffusée par les médias, a le pouvoir de faire naître ou de tuer des nations », a-t-il averti. Il a appelé les professionnels des médias à consolider les valeurs humanistes et patriotiques, à diffuser un discours de sensibilisation, à lutter contre la haine et la désinformation, et à œuvrer pour la paix sociale et la coexistence harmonieuse entre toutes les composantes de la société tchadienne.
Dans la seconde partie de son sermon, Cheikh Ahmat Annour Mahamat Alhilou a rappelé que l’Aïd est une occasion propice pour renouveler l’allégeance à Dieu, semer l’amour, rejeter la haine et l’envie, et surtout pour que les nantis tendent la main aux plus démunis. « Ce pays compte de nombreux pauvres, nécessiteux, orphelins et veuves. Soutenez-les par la bienfaisance, car Allah aime les bienfaiteurs », a-t-il exhorté.
Le moufti a ensuite élevé des prières pour la nation tchadienne, demandant à Allah d’accorder au pays la sécurité et la stabilité, d’unir ses fils et de préserver la jeunesse des tentations. Il a particulièrement prié pour le président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, implorant le Très-Haut de l’assister, de l’entourer de Conseillers vertueux et de le guider dans ses actions au service de la nation.
A l’issue de la prière, l’Imam a tenu à rappeler un point de doctrine important : la prière de l’Aïd, qui tombait cette année un vendredi, ne dispense pas de la prière du vendredi. « La première est surérogatoire, la seconde est une obligation », a-t-il précisé aux fidèles, afin d’éviter toute confusion.
Après ces clarifications, Cheikh Ahmat Annour Mahamat Alhilou a échangé une poignée de main avec le chef de l’État, lui présentant ses vœux pour l’Aïd. Ces échanges cordiaux vont certainement se prolonger au Palais Toumaï, où le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno devait recevoir dans la foulée les oulémas, perpétuant ainsi la tradition de retrouvailles et de présentation des vœux de l’Aïd qui marquent chaque année cette fête de la rupture du jeûne.
Dès les premières lueurs de l’aube, des milliers de fidèles ont commencé à affluer vers les différentes mosquées. Dans une atmosphère empreinte de ferveur, les formules de glorification « Allahou Akbar, Allahou Akbar,…, Allahou Akbar wa Lillahil’Hamd » résonnaient en chœur, investissant peu à peu les enceintes des mosquées et leurs abords. C’est le cas de la grande Mosquée Roi Fayçal dont les bordures sont ornées par le drapeau national.
Dès 7h, les premières autorités ont fait leur arrivée : membres du corps diplomatique, membres du gouvernement, présidents des grandes institutions, anciens Premiers ministres ainsi que les présidents des deux chambres du Parlement ont pris place au premier rang, aux côtés des responsables religieux.
C’est peu avant 08 heures qu’est arrivé le président de la République, chef de l’État, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno. Accueilli par les membres du Conseil National des Affaires Islamiques du Tchad, conduits par son président, Cheikh Abdeldaim Abdallah Ousman, le chef de l’État, après avoir serré les mains, a accompli deux unités de prière avant de rejoindre l’enceinte principale. Là, il a pris place parmi les fidèles, reprenant avec eux, la formule de glorification.
Quelques instants plus tard, l’Imam de la grande mosquée, qui n’est autre que le Moufti du Tchad, Cheikh Ahmat Annour Mahamat Alhilou, est apparu. Il a aussitôt conduit la prière, constituée de deux unités (raka’at), avant de prononcer le sermon qui a tenu en haleine l’assistance durant de longues minutes. Dans son sermon, le Moufti a d’abord rendu grâce à Allah pour avoir permis aux fidèles de mener à bien le jeûne du Ramadan, multipliant les invocations pour que soient acceptés les prières, les actes de dévotion et les gestes de solidarité qui ont marqué ce mois béni.
Puis, s’adressant à la communauté, il a développé deux axes principaux. Le premier a porté sur la recommandation prophétique : « Soyez, en tant qu’adorateurs d’Allah, des frères ». Il a rappelé que le jour de l’Aïd n’est pas seulement un jour de beaux vêtements ou de nourriture, mais avant tout un jour d’action de grâce et un moment où doit s’incarner l’unité des musulmans dans la prière, les invocations et la joie partagée. Cheikh Ahmat Annour Mahamat Alhilou a insisté avec force sur la nécessité de purifier les cœurs, appelant à la clémence et au pardon. Il a cité à cet égard une sagesse populaire tchadienne : « C’est la fête de l’année, on ne fâche personne ».
Une formule, a-t-il expliqué, qui illustre l’esprit de tolérance et de miséricorde hérité des grands-parents. Citant un célèbre hadith rapporté par Muslim « Ne vous enviez pas, ne vous détestez pas, ne vous tournez pas le dos. Soyez, en tant qu’adorateurs d’Allah, des frères. Le musulman est le frère du musulman : il ne l’opprime pas, ne le délaisse pas, ne le trahit pas et ne le méprise pas », le Moufti a souligné que la fraternité entre les croyants se construit par la justice, le respect mutuel et le refus de toute forme de mépris ou d’injustice.
S’adressant à l’ensemble de la nation, l’érudit a rappelé que le Tchad, pays aux multiples ethnies, langues et cultures, trouve sa force dans l’unité nationale. « Ce qui doit nous rassembler, au-delà de nos différences, ce sont les valeurs nobles et la bonne moralité », a-t-il martelé.
Pour lui, le vivre-ensemble pacifique est le verrou de sécurité qui protège les vies, les biens et l’honneur, et sans lequel aucune stabilité ni développement durable ne sont possibles. Il a ensuite adressé un message particulier à la jeunesse, qu’il a qualifiée de pilier de la nation. Selon lui, il incombe aux jeunes de s’éloigner des divisions, de s’attacher à la science authentique, de promouvoir l’esprit de l’entraide et de s’engager activement dans la construction du pays, que ce soit par l’éducation, le travail ou les initiatives utiles.
Le Moufti a également consacré une partie de son prêche au rôle des médias nationaux. « A l’ère de la mondialisation, la parole diffusée par les médias, a le pouvoir de faire naître ou de tuer des nations », a-t-il averti. Il a appelé les professionnels des médias à consolider les valeurs humanistes et patriotiques, à diffuser un discours de sensibilisation, à lutter contre la haine et la désinformation, et à œuvrer pour la paix sociale et la coexistence harmonieuse entre toutes les composantes de la société tchadienne.
Dans la seconde partie de son sermon, Cheikh Ahmat Annour Mahamat Alhilou a rappelé que l’Aïd est une occasion propice pour renouveler l’allégeance à Dieu, semer l’amour, rejeter la haine et l’envie, et surtout pour que les nantis tendent la main aux plus démunis. « Ce pays compte de nombreux pauvres, nécessiteux, orphelins et veuves. Soutenez-les par la bienfaisance, car Allah aime les bienfaiteurs », a-t-il exhorté.
Le moufti a ensuite élevé des prières pour la nation tchadienne, demandant à Allah d’accorder au pays la sécurité et la stabilité, d’unir ses fils et de préserver la jeunesse des tentations. Il a particulièrement prié pour le président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, implorant le Très-Haut de l’assister, de l’entourer de Conseillers vertueux et de le guider dans ses actions au service de la nation.
A l’issue de la prière, l’Imam a tenu à rappeler un point de doctrine important : la prière de l’Aïd, qui tombait cette année un vendredi, ne dispense pas de la prière du vendredi. « La première est surérogatoire, la seconde est une obligation », a-t-il précisé aux fidèles, afin d’éviter toute confusion.
Après ces clarifications, Cheikh Ahmat Annour Mahamat Alhilou a échangé une poignée de main avec le chef de l’État, lui présentant ses vœux pour l’Aïd. Ces échanges cordiaux vont certainement se prolonger au Palais Toumaï, où le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno devait recevoir dans la foulée les oulémas, perpétuant ainsi la tradition de retrouvailles et de présentation des vœux de l’Aïd qui marquent chaque année cette fête de la rupture du jeûne.
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Tchad : Aïd Al-Fitr, le Moufti dirige la grande prière en présence du chef de l’Etat








