ACTUALITES

Tchad : La MINIRCAT n’a pas honoré ses contrats avec les entreprises


Alwihda Info | Par - 6 Décembre 2013



Des soldats de l'ex-Minurcat. Crédit photo : Sources
Dans l’aide mémoire du 15 mai 2010, il a été stipulé que la Mission des Nations-Unies en République Centrafricaine et au Tchad (MUNIRCAT) doit aider le Gouvernement du Tchad à s’acquitter de ses taches de protection par la construction de six Commissariats et de Poste de police du Détachement Intégré de la Sécurité (DIS) dans l’Est du Tchad. Dans cette lancée, la MINIRCUT a signé des contrats avec les entreprises tchadiennes de construction : AL-AMANNA, CARRIERE, ETBH, ECBOTP, et MEGACOCOG pour l’exécution de constructions des commissariats et postes de police à proximité des camps réfugiés. Mais malheureusement le départ précipité de cet organe des Nations-Unies de maintien de la paix demandé par le Gouvernement tchadien a laissé un vide dans le respect des contrats alors que les travaux sont exécutés par les entreprises.

Pour le cas de l’entreprise AL-MANNA par exemple, elle a exécuté son contrat à 100% et a reçu même les certificats de réception de fin d’exécution des complexes signé par la Coordination Nationale de Soutien aux Activités Humanitaires et au Détachement Intégré de Sécurité (CONSHADIS). Depuis, les reliquats de l’entreprise d’un montant de 1.191.967.895 FCFA sont restés impayés. Du coté des entreprises CARRIERE, le retenu de garantie d’un montant de 58.510.096 FCFA et de même celui de ECBOTP 220.645.439 FCFA dont les certifications de défauts de responsabilité ont été signé le 22 Novembre 2012 sont restés aux oubliettes. Ces entreprises tentent sans succès des démarches pour entrer dans leurs droits. Des conférences de presse sont organisées, des démarches auprès des autorités publiques et des Organisations Internationales comme le PNUD n’ont pas donné un résultat favorable.

Par ailleurs, le représentant spécial du Président tchadien auprès de la Coordination Nationale de soutien aux activités humanitaires et au détachement intégré de Sécurité, le Général OKI MAHAMAT DAGACHE a tenté une médiation entre les Nations-Unies et les entreprises de construction. Les résultats de cette médiation ont été promoteurs mais depuis la dissolution de cette force de sécurité, les entreprises ne sachent à qui se plaider et tentent désespérément des actions sans succès. La vie de ces entreprises dépend de cette réclamation colossale. Les responsables de ces entreprises seraient entrain de rédiger une lettre ouverte au Secrétaire Général des Nations-Unies.
Journaliste-reporter Alwihda Info. Tél : +(235) 63 38 40 18 En savoir plus sur cet auteur

Dans la même rubrique :