Derrière ce rêve de stabilité se cache pourtant une réalité plus brutale : celle d’un système saturé, d’une jeunesse en attente et d’un modèle qui montre ses limites.
Il faut le dire clairement : la fascination généralisée pour la fonction publique est en train de devenir un piège pour la jeunesse tchadienne. Dans les rues de N’Djamena, comme dans les provinces, des milliers de jeunes ne rêvent plus de créer, d’innover ou d’entreprendre. Ils attendent un concours, une liste ou une signature.
Cette attente n’est pas un hasard. Elle est le produit d’un système qui, depuis des décennies, a érigé l’État en principal pourvoyeur d’emplois et en symbole de réussite sociale. Être fonctionnaire, c’est exister, être reconnu, « réussir ». Mais à quel prix ? Le pays ne peut pas absorber cette masse de candidats.
C’est une évidence économique. Les recrutements sont limités, les budgets contraints et l’administration déjà fortement sollicitée. Continuer à entretenir ce rêve, sans dire la vérité, revient à nourrir une illusion collective. Le plus préoccupant, c’est que cette obsession étouffe d’autres perspectives. Le secteur privé, pourtant essentiel au développement, est souvent dévalorisé.
L’entrepreneuriat est perçu comme risqué, incertain, voire marginal. Résultat : une jeunesse conditionnée à attendre plutôt qu’à agir. Or, aucun pays ne peut se développer durablement avec une jeunesse tournée vers l’attentisme.
Cela ne signifie pas que la fonction publique doit être rejetée. Elle demeure un pilier essentiel de l’État. Mais elle ne peut plus constituer l’unique horizon. Elle ne peut pas porter à elle seule les aspirations de toute une génération.
Il est temps de changer de paradigme. De dire aux jeunes que la stabilité ne se limite pas à un emploi administratif. De valoriser ceux qui entreprennent, innovent et prennent des risques. De bâtir un environnement où le secteur privé devient une véritable opportunité. Car l’urgence est là : redonner à la jeunesse tchadienne le goût de l’initiative et de la création.
Il faut le dire clairement : la fascination généralisée pour la fonction publique est en train de devenir un piège pour la jeunesse tchadienne. Dans les rues de N’Djamena, comme dans les provinces, des milliers de jeunes ne rêvent plus de créer, d’innover ou d’entreprendre. Ils attendent un concours, une liste ou une signature.
Cette attente n’est pas un hasard. Elle est le produit d’un système qui, depuis des décennies, a érigé l’État en principal pourvoyeur d’emplois et en symbole de réussite sociale. Être fonctionnaire, c’est exister, être reconnu, « réussir ». Mais à quel prix ? Le pays ne peut pas absorber cette masse de candidats.
C’est une évidence économique. Les recrutements sont limités, les budgets contraints et l’administration déjà fortement sollicitée. Continuer à entretenir ce rêve, sans dire la vérité, revient à nourrir une illusion collective. Le plus préoccupant, c’est que cette obsession étouffe d’autres perspectives. Le secteur privé, pourtant essentiel au développement, est souvent dévalorisé.
L’entrepreneuriat est perçu comme risqué, incertain, voire marginal. Résultat : une jeunesse conditionnée à attendre plutôt qu’à agir. Or, aucun pays ne peut se développer durablement avec une jeunesse tournée vers l’attentisme.
Cela ne signifie pas que la fonction publique doit être rejetée. Elle demeure un pilier essentiel de l’État. Mais elle ne peut plus constituer l’unique horizon. Elle ne peut pas porter à elle seule les aspirations de toute une génération.
Il est temps de changer de paradigme. De dire aux jeunes que la stabilité ne se limite pas à un emploi administratif. De valoriser ceux qui entreprennent, innovent et prennent des risques. De bâtir un environnement où le secteur privé devient une véritable opportunité. Car l’urgence est là : redonner à la jeunesse tchadienne le goût de l’initiative et de la création.
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Tchad : la fonction publique, ce rêve qui fabrique des chômeurs







