Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Grand
Petit
Partager
ANALYSE

Témoins du drame Centrafricain


Alwihda Info | Par Adji Zamtato - 14 Décembre 2013 modifié le 14 Décembre 2013 - 14:25


Par Adji Zamtato

La République de Centrafrique a sombré dans le chaos. Du coup d’Etat militaire orchestré par des groupes armés méconnus du peuple aux pillages organisés par ces derniers, la situation a rapidement dégénéré en conflit inter-religieux. La sonnette d’alarme a été déclenchée depuis bien longtemps, les populations centrafricaines dénonçaient des exactions commis par des groupes militaires musulmans sur des chrétiens un peu partout dans le pays. Mais évidemment, la communauté internationale était restée sourde à ces appels de détresse lancés sur les antennes de radios internationales. Et voici là où nous en sommes arrivés. Les chrétiens jurent vengeances et promettent qu’ils élimineront le dernier musulman centrafricain ; inversement, les musulmans promettent de faire subir le même sort à tous ceux qui s’en prendraient à leur communauté. On dénombre plus de 600 morts à ce jour, malgré la présence des forces africaines.

Tchadien de la génération 80, cette scène dramatique qui se joue aujourd’hui en Centrafrique m’évoque « 79 ». C’est ainsi que nous appelons affectueusement l’année au cours de laquelle, les tchadiens ont commencé à faire une différence entre chrétiens et musulman.

C’est en 1979, lorsque plusieurs groupes armés se sont retrouvés dans la capital N’Djaména pour des pour-parlés et que la situation a dégénéré que les tchadiens ont compris que le nordiste musulman était bien différent du sudiste chrétien. Avant 79, les Lamy-fortins ou n’djaménois vivaient en harmonie sans vraiment faire attention à l’appartenance ethniques ou religieuses des uns et des autres. Mais cette guerre civile qu’a connu le pays en 79 à profondément marqué et divisé le Tchad au point où plus de 30 ans après, les séquelles restent latent. Dans l’administration tchadiennes, dans les lycées, collèges et universités, dans le quotidien des tchadiens, nous continuons à subir les erreurs de nos prédécesseurs.

Les responsabilités seront situées en Centrafrique, tout comme elles l’ont été au Tchad.

Au Tchad, le colloque sur « les événements de 79 » organisé en 2006 et qui a réuni plusieurs membres de la société civil, des militaires, juristes et historiens a démontré que le désir de vengeance entretenu par l’homme politique Hisseine Habré était à l’origine de cette déchéance. Ce fut un premier pas de situer les responsabilités, le second visait à panser les blessures et reconstruire la nation tchadienne.
Aujourd’hui en République Centrafricaine, le mal est consommé. Nul ne pourra effacer des mémoires l’horreur vécu par les populations, nul ne pourra ôter des cœurs la haine ressenti. Cette année 2013, tout comme le « 79 » des tchadiens, restera marqué à jamais dans les esprits, en lettre de sang.

Mais quelque soient les auteurs de ce drame, quelque soient leurs motivations, ce qu’il faut retenir, ce qu’ils n’ont pas su aimer leur pays. Nous (tchadiens plus que quiconque) sommes les témoins de ce drame et nous nous devons d’interpeller les centrafricains sur les conséquences d’une telle déchirure. Que le travail de reconstruction commence le plus tôt possible. Je ne parle pas de reconstruire une école détruite ou un pont brisé mais je parle d’une nation déchirée qui doit œuvrer ensemble pour se faire une place dans le concert des nations.

Les sud-africains l’ont montré après l’apartheid, les rwandais avancent à nouveau après le génocide, alors que les centrafricains aussi mettent en œuvre leurs modèles de reconstruction et trouve une place sur l’échiquier international.

Tchadien, je ne suis peut-être pas bien placé pour « donner » la leçon aux centrafricains mais au nom de mon amitié pour Igor, je me dois de lui dire, combien il est difficile de reconstruire des liens brisés entre les hommes.



1.Posté par Saladine ahmed le 14/12/2013 22:34 (depuis mobile) | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Nous le tchadiens on n''est toujour prés pour amené la paix au peuple du pays voisin coe elle ignore,et veul la vangence on n''est la et ns connaises aussi bien ca se leçon ou on peu leur demontré vive le tchad vive les peuple tchadiens qui vivent coe en R.C.A

2.Posté par Mamadou le 18/12/2013 15:51 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Je te remercie pour les mots combien amical que comporte tes lignes, cependant je voudrais à travers ce commentaire donner un peut d'éclaircissement pour ce qui arrive aujourd'hui entre les deux peuples Tchadien et Centrafricain. En effet, le Diable était entrer dans les cœurs au moment où des coupeurs de route appeler ''Zaraguina' Zarguine) et voleur de bétail était froidement abattus par un certain Abdoulaye Miskine au marcher à bétail du Pk 13 à Bangui.
Les hommes de l'antenne du MPS de Bangui ont manipulé le Président Déby en disant que les victimes était des militants du MPS. Voilà pourquoi le Président Déby a compris qu'ont tuais des Tchadiens alors que c'était des braqueurs de bétail. Ainsi, après que Bozizé ai été relevé de son poste de Chef d'Etat Major des FACA et était poursuivi par la justice, celui-ci a pris la fuite pour se réfugier à la frontière avec le Tchad voisin et quand la médiation avait décidé que Miskine et Bozizé partent dans d'autres pays d'acceuil en exil, Miskine lui avait été extradé au TOGO mais le Tchad à tout fait pour ne pas faire partir Bozizé en Algérie comme prévu . Ainsi, Bozizé était cher un Général à Ndjaména et expédier sur Bangui le 15 Mars 2003 et installé comme chef de l'Etat par la garde présidentielle du Tchad ceci au vue de tous. En plus les escadrons sont rester plusieurs année durant à Bangui dans le groupe d'escorte de Bozizé. Il faut aussi reconnaitre que pendant le déroulement de ce Coup de Force, des véhicules de toutes marques ont traverser la frontière il en 'est de même des Usines de décorticage de coton et des unités de bitumage appartenant au JAPON et des produits de pillages des maisons des particuliers fut déporter au Tchad.
1-Qtion: Où était les Douaniers Tchadiens ainsi que la plus haute autorité du Tchad? Ils ont accepter tout ces produits provenant de vols pillages des Eglises Chrétienne (Eglise Catholique) sur tout le territoire Tchadien.
Dix ans après, le même Tchad expédie la séléka fortement Tchadien sur Bangui cette foi en installant des COM ZONES sur l'ensemble du territoire centrafricain pour pillé (y compris les Eglises Chrétienne), violé et tuer sans hésitation et les sujet Tchadien de la RCA ceux avec qui nous sommes habituer de dire que maintenant c'est leur tours et que les chrétiens n'ont plus leur place et qu'ils règneront 25 ans. Que de frustration et il y a 8 mois le Président Déby s'avait très bien qu'il y avait des pillages , de vols a grande échelle et des tueries, personnes n'a lever le petit doit.
Aujourd'hui, que quelques part il y a un contre poids, et que le centrafricain pouvait a présent parler,nos amis Tchadien disent qu'ils sont massacré, alors que ces mêmes Tchadien de Centrafrique se dit tous Centrafricain et détiennent la carte nationale d'identité. ILS REDEVIENNENT TOUS TCHADIEN Aujourd'hui parce que la peur à simplement changer de camp.
La leçon a copier est que si quelques chose arrive a ton semblable il faut tour se poser la question et dire que si aujourd'hui c'est celui là ATTENTION c'est possible que demains sera mon tour .
En bon entendeur salut......
2-

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Pour poster un commentaire, vous devez utiliser un Email valide. Les commentaires non conformes à la net-étiquette et ou à la loi seront effacés.
En raison d'un nombre important de commentaires non conformes à la net-étiquette et ou à la loi, les commentaires sont désormais soumis aux modérateurs afin d'être vérifiés.