Bilan et perspectives : Clôture du projet d'appui aux droits de l'Homme au Tchad
Les acteurs du projet d'appui aux droits de l'Homme au Tchad évaluent deux ans et demi de mise en œuvre, discutant des résultats et des stratégies pour pérenniser les acquis.
Par Achta Mahamat
Les acteurs du projet d'appui à la promotion et à la protection des droits de l'Homme au Tchad se sont réunis le 29 juin 2026 à N'Djamena pour un atelier de clôture consacré à l'évaluation des résultats obtenus entre janvier 2024 et juin 2026. Cette rencontre vise à tirer les enseignements du projet et à définir des mécanismes pour assurer la pérennisation des acquis.
Le représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'Homme (HCDH), M. Félix Ahouansou, a indiqué que cet atelier s'inscrit dans le cadre du suivi du projet d'appui à la promotion et à la protection des droits de l'Homme au Tchad. Il a précisé que cette rencontre permettra de faire le point sur plus de deux années de mise en œuvre des activités, le projet ayant été exécuté de janvier 2024 au 19 juin 2026 et étant désormais dans sa phase de clôture.
Il a exprimé sa gratitude aux deux agences des Nations Unies impliquées dans le projet, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'Homme (HCDH) et le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF), pour leur engagement et leur contribution à la réussite des activités. Selon lui, l'objectif de cet atelier est de recueillir les perceptions des différents acteurs sur les résultats obtenus, d'analyser les perspectives et d'identifier les mécanismes susceptibles d'assurer la pérennisation des acquis.
Prenant la parole, la représentante du Secrétaire du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF), Mme Appline Uwimbabazi, a souhaité que cette réunion accorde une attention particulière à la définition d'une stratégie claire, concertée et réaliste pour assurer la continuité des actions entreprises. Elle a souligné que cette stratégie ne devait pas être perçue comme la fin d'un appui, mais plutôt comme une transition vers un leadership national et local renforcé.
Elle a ajouté que la pérennisation des acquis passera notamment par leur intégration dans les politiques stratégiques et les programmes nationaux, ainsi que par leur prise en charge progressive par les institutions compétentes. Elle a rappelé que le PBF est un fonds catalyseur qui permet d'amorcer des réformes, d'expérimenter des approches innovantes et de renforcer les capacités des acteurs. Enfin, elle a réaffirmé l'engagement du PBF à poursuivre, dans la limite de son mandat, son accompagnement aux côtés du Gouvernement tchadien et de ses partenaires en faveur d'une paix durable fondée sur le respect des droits de l'Homme.
De son côté, la Secrétaire d'État à la Justice et aux Droits de l'Homme, Mme Aminatou Bello, a estimé que ce projet a permis d'enregistrer des progrès significatifs dans le domaine des droits de l'Homme. Elle a félicité l'ensemble des acteurs judiciaires pour leur implication sur toute l'étendue du territoire national.
Mme Aminatou Bello a également salué l'appui constant des partenaires techniques et financiers. Elle a adressé sa reconnaissance au HCDH pour son engagement et sa ténacité dans l'accompagnement du Tchad, ainsi qu'au PBF pour son soutien financier tout au long de la mise en œuvre du projet.