Burkina Faso : un nouveau code pour renforcer la santé animale
Le Burkina Faso adopte un nouveau code de santé animale pour moderniser la législation de 2017, renforçant la lutte contre les maladies et l'approvisionnement en médicaments sécurisés.
Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso et chef de l'État. Selon le ministre porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, l’Exécutif a examiné plusieurs dossiers et pris d'importantes décisions pour le bon fonctionnement de la Nation et l'épanouissement des Burkinabè, conformément à la vision de la Révolution Progressiste Populaire (RPP).
Au titre du ministère de l'Agriculture, de l'Eau et des Ressources animales et halieutiques, le Conseil a adopté un projet de loi portant Code de santé animale et de santé publique vétérinaire, une réforme qui modernise la loi de 2017. Selon le ministre délégué chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, il s’agit « de corriger les insuffisances constatées après près d’une décennie d’application et d'adapter le cadre juridique aux nouveaux défis du secteur de l’élevage ».
Le texte vise à lever des limites qui entravaient l’action de l’État : restrictions dans la médecine et la pharmacie vétérinaires, difficultés d’approvisionnement en médicaments stratégiques et prise en charge insuffisante des thématiques émergentes.
Pour le ministre Amadou Dicko, « l’adoption de ce code permettra au Burkina Faso de disposer d’un texte qui garantit la santé animale, la lutte contre les maladies zoonotiques et l’approvisionnement en médicaments sécurisés ».
Parmi les innovations majeures figurent :
- la consécration du statut de vétérinaire officiel ;
- l’intégration des thématiques modernes telles que la résistance antimicrobienne, l'approche "One Health", le bien-être animal ;
- l’encadrement de la médecine vétérinaire traditionnelle et la sécurisation de l’emploi de vétérinaire ;
- le monopole de l’État sur les médicaments stratégiques, garantissant un approvisionnement fiable.
Le ministre Dicko précise que ce nouveau code « améliore la prévention, la lutte contre les maladies animales, tout en consolidant la sécurité alimentaire » et est porteur de souveraineté sanitaire vétérinaire.