Cameroun : le ministre de l'Administration territoriale sermonne les Témoins de Jéhovah
Le ministre camerounais Paul Atanga Nji a rappelé les Témoins de Jéhovah à l'ordre, insistant sur le respect des symboles nationaux et des politiques publiques de santé.
Le ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a tenu, le 8 juillet 2026, une réunion à son cabinet à Yaoundé avec les responsables de la congrégation des Témoins de Jéhovah. Stephen Attoh, président de l'association, et Dave Momo, porte-parole, étaient présents.
La rencontre, à laquelle ont participé le directeur de l’Organisation du territoire, Louis Anaclet de Gonzague Ndzana, le directeur des Affaires politiques, Salomon Isanda Isanda, le chef de la division des Affaires juridiques, Maurice Mbeunou, et la cheffe de division de la Communication et des Relations publiques, Juliette Mbella, faisait suite à des préoccupations concernant certains comportements attribués à cette communauté religieuse.
Plusieurs points ont été abordés, notamment l'obligation de chanter l'hymne national, que Paul Atanga Nji a qualifiée de devoir civique incontournable pour toute organisation légalement établie au Cameroun. Il a souligné que le respect des symboles de la République est un devoir fondamental pour tous les citoyens.
Les discussions ont également porté sur la position des Témoins de Jéhovah vis-à-vis des politiques publiques de santé, en particulier les campagnes de vaccination et de don de sang. Le ministre a demandé des clarifications sur les orientations de la congrégation dans un contexte où l'État encourage une forte adhésion aux programmes de santé publique.
Paul Atanga Nji a rappelé que les Témoins de Jéhovah avaient été interdits d'activités au Cameroun entre 1960 et 1982 pour des raisons similaires. Il a insisté sur le fait que les Églises et confessions religieuses doivent contribuer à renforcer la cohésion sociale, promouvoir le civisme et soutenir les politiques publiques de l'État.
Il a affirmé que les lieux de culte doivent être des espaces d'éducation à la citoyenneté et non des lieux de non-droit. En réponse, les responsables de la congrégation ont cité Romains 13, versets 1 à 7, sur le respect des autorités, et ont réaffirmé leur engagement à encadrer leurs fidèles dans le respect des lois de la République.
À l'issue de la rencontre, le ministre a réitéré sa fermeté sur les questions soulevées, insistant sur la nécessité pour toutes les confessions religieuses de respecter les institutions de la République et de contribuer à la paix, à l'unité nationale, à la cohésion sociale et au civisme.
