CENTRAFRIQUE: Motif de l'arrestation du Général Dhaffane le 29 juin 2013

Le samedi 29 juin 2013 entre 17 et 18 heures, trois ans jour pour jour, Mohamed-Moussa Dhaffane, alors Ministre d'Etat en charges des Forêts, a été mis aux arrêts, au Camp de Roux, pour s'être insurgé contre les exactions et la mal gouvernance de la Séléka et ses partenaires politiques au pouvoir.<b

Partager

MEMORANDUM

A L’ATTENTION DU CHEF DE L’ETAT ET DES REPRESENTANTS DE SELEKA DANS LES INSTITUTIONS REPUBLICAINES DE LA TRANSITION

Considérant les aspirations légitimes à la sécurité, à la paix, au bien-être et au développement du Peuple centrafricain ;

Considérant l’engagement des Chefs d’Etat de la CEEAC à aider la République Centrafricaine à sortir de la crise qu’elle traverse ;

Considérant l’Accord politico-militaire stratégique ayant conduit au Changement politique du 24 mars 2013 ;

Considérant l’obligation de cohésion politique pour une transition apaisée ;

Vu les causes majeures d’exclusion, de mal gouvernance, de frustrations individuelles et/ou collectives ayant conduit au rejet total tant au niveau national qu’international du régime déchu ;

Vu la poursuite effrénée des exactions des éléments armés incontrôlés se réclamant à tort ou à raison de SELEKA aussi bien à Bangui qu’à l’intérieur du pays ;

Vu l’absence de concertation constatée dans les grandes orientations politiques de la Transition par la mise à l’écart des principaux acteurs de SELEKA ;

Vu la marginalisation de la plus importante frange des combattants et militaires de SELEKA ;

Vu la non prise en compte de plusieurs avertissements des autres leaders de SELEKA ;

Décidés à mettre fin aux souffrances et aux inquiétudes des populations civiles vulnérables par l’arrêt immédiat des braquages, des pillages et autres graves exactions non prévus dans le projet politique de SELEKA ;

Décidés à recadrer la Transition politique en vue d’une bonne organisation des futures échéances électorales ;

Nous, Cadres, Combattants et Sympathisants de SELEKA, demandons l’ouverture d’un dialogue inter SELEKA afin de dégager un consensus nécessaire à la sérénité de la transition.

Fait à Bangui, le 26 juin 2013

LES SIGNATAIRES