Cybercriminalité : Interpol cite le Tchad parmi les pays vulnérables à certaines fraudes en ligne
Dans son African Cyberthreat Assessment Report 2026, publié au début du mois d’août, Interpol attire l’attention sur la progression des cybermenaces en Afrique et cite notamment le Tchad parmi les pays exposés à certaines formes de fraude financière en ligne.
Le rapport mentionne en particulier la fraude liée aux applications de crédit mobile, un phénomène qui connaît une progression dans plusieurs pays africains. Ces pratiques peuvent prendre différentes formes : octroi de crédits non autorisés, abus dans les procédures de recouvrement, menaces d’exposition publique des emprunteurs ou encore blocage de cartes SIM.
Selon Interpol, ce type de fraude est devenu particulièrement répandu en Côte d’Ivoire, tandis que le Cameroun et le Tchad sont également identifiés comme des pays présentant des vulnérabilités potentielles face à ces pratiques.
Plus largement, le rapport souligne que les escroqueries en ligne demeurent l’une des formes de cybercriminalité les plus signalées sur le continent africain. Parmi les principales menaces figurent le phishing, les arnaques sentimentales, les fraudes aux entreprises par compromission de messagerie électronique, connues sous l’appellation Business Email Compromise (BEC), ainsi que d’autres formes d’escroqueries financières.
Interpol relève également la présence croissante de centres spécialisés dans les arnaques numériques, particulièrement en Afrique de l’Ouest et en Afrique australe. Les régions d’Afrique centrale et occidentale seraient notamment confrontées à une forte exposition aux fraudes BEC et aux escroqueries sentimentales.
Le rapport ne présente toutefois pas le Tchad comme le pays le plus touché par la cybercriminalité en Afrique. Il le cite plutôt comme l’un des États où certaines formes d’arnaques financières numériques pourraient trouver un terrain favorable, notamment en raison du développement des services financiers mobiles et de l’utilisation croissante des plateformes numériques.
L’African Cyberthreat Assessment Report 2026 repose sur des informations recueillies auprès de 36 pays membres africains d’Interpol, ainsi que sur des données fournies par plusieurs partenaires privés.