Dialogue au Tchad : la commission ad hoc présente une synthèse actualisée de ses propositions

Ahmed Bartchiret, président de la commission ad hoc n°1 du dialogue national, a présenté ce 1er octobre un compte rendu global des trois jours de débats sur le rapport (forme de l'État, Constitution, réformes institutionnelles, processus électoral).

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Dialogue au Tchad : la commission ad hoc présente une synthèse actualisée de ses propositions

Les principales propositions sont maintenues. L'on note toutefois quelques modifications (composition du CNT, mandat présidentiel, âge de candidature sans plafonnement) :
 

  • Un seul référendum couplé où sera posé la question de la forme de l'État et de la Constitution de 1996 réaménagée ;
  • Un consensus s'est dégagé pour que tout tchadien qui remplisse les conditions fixées par la loi soit électeur et éligible ;
  • Durée de la transition : un large consensus s'est dégagé pour la fixer à 24 mois maximum ;
  • Mandats électoraux : fixer le mandat du Président de la République à 5 ans renouvelable une fois, sans possibilité de révision ; il en est de même pour les députés. Pour les sénateurs, le mandat sera de 6 ans renouvelable par tiers tous les deux ans ;
  • Pour maintenir la cohésion nationale, la commission ad hoc propose un Président élu au suffrage universel direct, sur le même ticket avec un vice-Président. Le Président de la République et le vice-Président ne doivent pas être issus d'une même province ;
  • Le poste de Premier ministre reste ouvert à tout citoyen ;
  • La commission ad hoc propose un Parlement. bicaméral avec une Assemblée et un Sénat ; 
  • Âge de candidature : 35 ans au minimum, sans plafonnement de l'âge ;
  • 25 ans au minimum pour les députés ;
  • 35 ans au minimum pour les sénateurs ;
  • 21 ans au minimum pour les élus locaux ;
  • Dissoudre le CMT pour ouvrir une 2ème phase de transition issue du DNIS ;
  • Désigner le PCMT comme Président de la transition ;
  • Accorder les décorations aux membres du CMT pour service rendu à la nation ;
  • Réaffirmer le pouvoir du Président de la transition de nommer le premier ministre de transition, de nommer ou révoquer les membres du gouvernement où toutes les sensibilités seront représentées ;
  • Augmenter le nombre des membres du Conseil national de la transition en prenant en compte les politico-militaires et les corporations omises, en passant de 94 à 104 membres. Soit un rajout de 10 membres. La nouvelle clé de répartition : partis politiques confondus 19 ; personnes ressources 6 ; forces de défense et de sécurité 4 ; société civile 3 ; autorités traditionnelles 3 ; organisations des jeunes 5 ; organisations des femmes 5 ; syndicats 2 ; personnes vivant avec un handicap 2 ; ordres professionnels 2 ; artisans 2 ; diaspora 2 ; médias 2 ; artistes 2 ; ex-politico-militaires 45.