Éducation au Tchad : clôture des travaux sur la décentralisation et la relance du système
À N'Djamena, l'atelier sur la décentralisation éducative s'est achevé sur de nombreuses recommandations concernant la gouvernance, le financement et la gestion des enseignants.
Par Achta Mahamat
Après plusieurs échanges consacrés aux défis du système éducatif tchadien, l’atelier de restitution des travaux du comité de réflexion sur la relance du système éducatif dans le cadre de la décentralisation s’est achevé à N’Djamena. Les participants ont formulé plusieurs recommandations portant notamment sur la gouvernance, le financement, la gestion des enseignants, la qualité des apprentissages, le bilinguisme et la transformation numérique.
Déroulement
Lors de la clôture, l’inspectrice départementale, Mme Dakawa Blade, a présenté les principales recommandations issues des travaux de l’atelier. Elles visent à apporter des réponses aux défis structurels et conjoncturels qui affectent le système éducatif tchadien.
Parmi les recommandations figurent le renforcement du cadre juridique et réglementaire, l’amélioration de la gouvernance du système éducatif, ainsi que la clarification des rôles et responsabilités des différents acteurs dans le processus de déconcentration et de décentralisation.
Les participants recommandent également de réviser le protocole d’accord entre l’État et les Associations des Parents d’Élèves, de rationaliser l’organisation administrative et de renforcer le financement public de l’éducation, tout en améliorant les mécanismes de transparence et de redevabilité.
Une attention particulière est accordée à la gestion des enseignants. Il est notamment recommandé d’améliorer leur répartition selon les besoins des établissements, de renforcer leur formation continue et de mettre en place des mesures d’incitation et de fidélisation dans les zones difficiles.
Les travaux préconisent également la poursuite progressive de l’extinction du corps des maîtres communautaires à travers le recrutement, la formation, la qualification et l’intégration d’enseignants.
D’autres recommandations portent sur l’amélioration de la qualité et de l’équité des apprentissages, la promotion du bilinguisme français-arabe et des langues nationales, le développement des enseignements scientifique, technique et professionnel, ainsi que l’accélération de la transformation numérique du système éducatif.
À l’issue de la présentation des recommandations, le ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, du Bilinguisme et de la Promotion civique, Dr Mahamat-Ahmad Alhabo, a exprimé ses remerciements à l’ensemble des participants pour leur contribution à l’amélioration du travail réalisé par le comité de réflexion.
Le ministre a réaffirmé l’engagement de son département à mettre en œuvre les recommandations issues de l’atelier. Sur cette note, il a officiellement déclaré clos les travaux de l’atelier.