Tchad : le ministère de la Femme durcit le ton contre la fuite de documents sur les réseaux sociaux
Face à la recrudescence du partage de documents officiels sur les réseaux sociaux, le ministère de la Femme et de la Petite Enfance au Tchad rappelle ses agents à l'ordre et interdit l'usage de WhatsApp pour les correspondances administratives.
Face à la fuite récurrente de documents officiels sur les réseaux sociaux, le ministère de la Femme et de la Petite Enfance tape du poing sur la table. Dans une note-circulaire adressée aux responsables des services centraux, des organismes sous tutelle et des délégations provinciales, l'institution rappelle l'obligation stricte de discrétion professionnelle qui s'impose à tout agent de l'État.
Selon le texte signé par la ministre d'État, Kitoko Gata Ngoulol, il a été constaté que de nombreux fonctionnaires, y compris à des niveaux élevés de la hiérarchie, partagent régulièrement des correspondances, rapports et décisions administratives sur des applications mobiles telles que WhatsApp ou Messenger.
Qualifiant ces pratiques de « fautes disciplinaires » contraires à la déontologie, le ministère souligne qu'elles font peser des risques majeurs sur la confidentialité des informations publiques et l'intégrité de l'administration. En conséquence, il est désormais formellement interdit de faire transiter ou de diffuser des documents officiels en dehors des canaux sécurisés de l'institution.
Les responsables hiérarchiques ont pour instruction d'assurer une diffusion large de cette consigne auprès de l'ensemble des agents placés sous leur autorité, l'exécutif ministériel exigeant une application immédiate et rigoureuse de ces mesures.