Femmes de Ndjamena, lutte et résilience
À Ndjamena, les femmes s'imposent comme des guerrières face à la précarité, approvisionnant la ville en légumes et soutenant leurs foyers malgré les difficultés économiques.
Par Temandang Gontran
Face à la précarité et à la cherté de la vie, les femmes se transforment en véritables guerrières. Elles bravent les difficultés pour approvisionner la ville en légumes, un rôle crucial qui leur permet de subvenir à leurs besoins tout en nourrissant la population de la capitale tchadienne. Nadège, vendeuse de légumes frais au marché Taradona dans le 7e arrondissement, témoigne : « Je ne suis pas seulement une simple vendeuse de légumes, je suis aussi diplômée en sociologie. Il ne faut pas rester les bras croisés en attendant la fonction publique, il y a plein de choses à faire », a-t-elle souligné.
Selon elle, de nombreuses femmes contribuent à l'émancipation des foyers en apportant leur soutien. « Les femmes sont très actives dans les activités génératrices de revenus, elles apportent des soutiens non négligeables au sein des foyers », explique-t-elle. Malgré la dureté de la vie due au manque d'activités, elle conseille à chacun de faire quelque chose, même si ce n'est pas suffisant, cela peut toujours aider à subvenir aux petits besoins.
Un tour dans les petits marchés comme Taradona ou Badoumta, dans le 7e arrondissement de Ndjamena, montre l'engagement des femmes qui se battent pour gagner leur vie. En attendant que le meilleur arrive, il faut se débrouiller avec les moyens du bord, souligne Fekwa Nadège.