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La Côte d'Ivoire signe huit contrats pétroliers majeurs avec le géant brésilien Petrobras

La Côte d'Ivoire a signé huit contrats de partage de production avec Petrobras. Le géant brésilien s'engage sur des investissements majeurs en eaux très profondes.

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La Côte d'Ivoire signe huit contrats pétroliers majeurs avec le géant brésilien Petrobras

L'État de Côte d'Ivoire et Petrobras, compagnie nationale brésilienne et acteur majeur de l'industrie pétrolière mondiale, ont signé le jeudi 17 septembre 2026, au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, huit Contrats de Partage de Production (CPP) portant sur des blocs situés dans la partie ouest du bassin sédimentaire du pays.

Au titre des parties signataires, l'État ivoirien a été représenté par les ministres Mamadou Sangafowa-Coulibaly (Mines, du Pétrole et de l'Énergie) et Adama Coulibaly (Économie, des Finances et du Budget). Les contracteurs étaient quant à eux représentés par la directrice générale de Petroci Holding, Fatoumata Sanogo, et la présidente directrice générale de Petrobras, Sylvia Maria Couto Dos Anjos.

Selon Mamadou Sangafowa-Coulibaly, l'engagement de Petrobras est particulièrement significatif, avec plus de 250 milliards de FCFA d'investissements dans un premier temps pour l'acquisition de données sismiques de dernière génération et la réalisation d'au moins huit forages en eaux très profondes. Concernant le partage de la production, fixé à 62,5 % pour la partie ivoirienne et 37,5 % pour Petrobras, il a été conçu pour assurer un équilibre entre la rémunération du risque pris par l'investisseur et la protection des intérêts de l'État, a-t-il précisé.

« Huit CPP signés en une seule journée avec un même opérateur : c'est une première dans l'histoire de notre bassin sédimentaire. Mais au-delà du nombre de blocs concernés et du montant des investissements, je voudrais retenir une chose essentielle à mes yeux : nous sommes en train d'écrire une nouvelle page de la coopération entre la Côte d'Ivoire et le Brésil », s'est félicité Mamadou Sangafowa-Coulibaly.

Avec la signature de ces huit contrats, a expliqué le ministre, le taux d'occupation du bassin sédimentaire national est désormais porté à 75 %, soit environ 63 000 kilomètres carrés couverts par des activités de production, d'évaluation et d'exploration : « Nous nous rapprochons ainsi de notre objectif de porter progressivement ce taux à 100 % ».

Pour le ministre de l'Économie, des Finances et du Budget, la signature de ces huit Contrats de Partage de Production ouvre une nouvelle page dans l'histoire économique et diplomatique entre les deux pays. « Pour la Côte d'Ivoire, c'est la confirmation de son statut de destination de premier plan pour les capitaux d'exploration pétrolière et gazière en Afrique de l'Ouest, dans le droit fil des réformes engagées par le Gouvernement pour améliorer l'attractivité de notre code pétrolier et sécuriser l'environnement des affaires. Pour le Brésil, c'est l'opportunité d'élargir son empreinte internationale au moyen d'un partenariat équilibré, respectueux du contenu local et créateur de valeur partagée, notamment en matière de transfert de compétences, d'emplois qualifiés et de développement de la chaîne de valeur nationale des hydrocarbures », a-t-il soutenu.

Quant à Sylvia Maria Couto Dos Anjos, cheffe de la délégation brésilienne, elle a affirmé que cette signature marque le début d'un partenariat à long terme : « L'exploration nécessite une vision à long terme. Elle signifie développer les connaissances, comprendre le potentiel géologique et créer des opportunités pour l'avenir ».

À l'en croire, l'expérience de Petrobras, forte de plus de 70 ans, lui permet aujourd'hui d'opérer 4,9 millions de barils équivalent pétrole par jour à travers son portefeuille d'actifs.

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