Lutte contre la corruption en Afrique : l'OTT et le CEDPE unissent leurs forces pour une conférence internationale
Le 1er mai 2026, l'Organisation Tchadienne de Transparence (OTT) a tenu une réunion décisive en vue de la mise en place du Consortium de Lutte Contre la Corruption en Afrique (CLCA). Cette rencontre a notamment réuni l'OTT et le Centre d'Études pour le Développement et la Prévention de l'Extrémisme (CEDPE), dans l'objectif commun de structurer un cadre opérationnel pour la lutte contre la corruption sur le continent africain.
Cette réunion fondatrice a été présidée par M. Ali Eizaldeen, président de l'OTT, et le Dr. Ahmat Yacoub Dabio, président du CEDPE, entourés de plusieurs collaborateurs des deux organisations. Les échanges ont porté sur les modalités de coopération et la feuille de route commune pour les mois à venir.
Le Consortium CLCA, dont la création est portée par l'OTT, entend rassembler plusieurs organisations et structures africaines et internationales autour d'une ambition partagée : analyser les liens entre corruption et conflits armés, et proposer des solutions concrètes et opérationnelles. Le CEDPE, fort de son expertise en matière de prévention de l'extrémisme et de développement institutionnel en Afrique centrale et au Sahel, apportera une contribution essentielle à cette initiative.
Une conférence internationale en ligne de mire
L'objectif central de cette réunion était de poser les bases organisationnelles de la Conférence Internationale sur la corruption et son rôle dans le déclenchement et la persistance des guerres civiles, prévue en octobre 2026 dans un pays européen, sous les auspices du Consortium CLCA.
Cet événement international de deux jours réunira des organisations de la société civile africaine, des journalistes d’investigation, des leaders religieux, des représentants de la jeunesse ainsi que des experts en gouvernance et en consolidation de la paix. Il s’articulera autour de panels thématiques, d’ateliers pratiques, de sessions de réseautage et de la présentation d’expériences internationales, avant d’aboutir à l’adoption d’une déclaration finale commune.
Parmi les axes principaux de la conférence figureront notamment : le rôle de la corruption comme moteur des conflits armés, les outils de détection de la corruption, la protection des lanceurs d'alerte, et le renforcement des alliances entre acteurs locaux et internationaux.
Un cadre ancré dans les normes internationales
La démarche du Consortium s'inscrit résolument dans le cadre des normes et instruments internationaux de référence : la Convention des Nations Unies contre la corruption (UNCAC, 2003), les programmes du PNUD et de l'ONUDC, ainsi que l'Objectif de développement durable n°16 relatif à la paix, la justice et les institutions efficaces. L'approche, clairement apolitique, vise à renforcer le rôle des acteurs non étatiques dans la lutte contre la corruption de manière structurée et durable.
Cette première conférence sera consacrée à l'ensemble du continent africain, avec notamment le cas du Tchad, pays au cœur des préoccupations de l'OTT. Les résultats attendus comprennent la création d'un réseau international de la société civile, l'élaboration d'un plan d'action commun et le lancement d'une Déclaration pour l'intégrité et la paix.