N'Djamena : Les commerçants s'opposent aux nouvelles taxes municipales
Les commerçants de N'Djamena protestent contre de nouvelles taxes municipales, jugées excessives, et demandent leur révision pour éviter une hausse des prix et un impact négatif sur l'économie locale.
Par Issa Mahamat Saleh Aouda
Les marchés de la capitale tchadienne, N'Djamena, ont été le théâtre de mécontentement après l'annonce d'une nouvelle décision municipale imposant des tarifs financiers sur les marchés de référence et les marchés de bétail. Cette mesure a suscité de vives protestations parmi les commerçants, qui considèrent cette initiative comme un fardeau supplémentaire pour leurs activités commerciales.
La municipalité de N'Djamena a émis la décision n° 102/CVNDJ/DC/2026, concernant l'application des nouvelles taxes dans les marchés. Selon cette décision, les loyers des magasins, entrepôts et hangars seront augmentés à un montant compris entre 2 500 et 5 000 francs CFA par mètre carré mensuellement. De plus, une taxe journalière de 100 francs CFA sera imposée, ainsi que des taxes sur le bétail s'élevant à 1 000 francs pour une vache et 500 francs pour un mouton.
La municipalité a affirmé que ces mesures visent à organiser et unifier les tarifs dans les marchés de référence et les marchés de bétail de la capitale.
Lors d'une déclaration à la presse, M. Nour Adam, délégué général des commerçants de N'Djamena, a exprimé le mécontentement des commerçants face à ces augmentations, affirmant que les nouvelles taxes "dépassent la capacité d'achat des commerçants" et pourraient avoir un impact négatif sur l'activité commerciale des marchés. Il a ajouté que les commerçants font déjà face à de grandes difficultés économiques et que l'imposition de nouvelles augmentations entraînera une hausse des prix des marchandises, alourdissant ainsi le fardeau des citoyens.
Nour Adam a indiqué que la coordination des commerçants a officiellement adressé une lettre au maire de la ville pour demander une révision de la décision et l'ouverture d'un dialogue sérieux avec les représentants des commerçants afin de parvenir à des solutions consensuelles tenant compte des conditions économiques actuelles.
De leur côté, plusieurs commerçants ont mis en garde contre les répercussions de la décision sur l'activité commerciale et les prix des produits de consommation, appelant les autorités locales à trouver une formule équilibrée qui préserve les intérêts de la municipalité et des commerçants.