Présidence de la FECOFOOT : Éric Mantot en position de force à une semaine du vote
À sept jours de l'élection à la tête de la FECOFOOT, Éric Mantot enchaîne les ralliements de clubs et de ligues, affichant une dynamique de changement face à un camp adverse fragilisé.
Par Mvouanzi Jonas
À sept jours du vote, Éric Mantot capitalise sur les soutiens des ligues et des clubs, défend son identité congolaise et présente son modèle CARA pour la FECOFOOT. La machine électorale s'est emballée. À une semaine de l'Assemblée générale élective du 26 septembre 2026, sa candidature à la présidence de la Fédération congolaise de football (FECOFOOT) prend l'allure d'un rouleau compresseur. De Brazzaville à la Likouala, le message est le même : c'est le choix du changement.
Un ralliement massif des clubs aux ligues
Le premier signal fort est venu du FC Nathaly's, qui a exprimé son soutien à Éric Mantot, le qualifiant de « choix du changement pour une nouvelle dynamique du football congolais ». Il a été immédiatement suivi par l'Association sportive des cheminots (AS Cheminots) qui, à travers une affiche officielle, a affiché son appui avec le slogan : « Pour un football plus fort, plus uni ! ». Le club met en avant les axes portés par Mantot : la formation des jeunes, le développement des infrastructures et la promotion d'un football uni.
Selon des sources concordantes proches de la commission électorale, la cible prioritaire des 41 délégués composant le corps électoral — présidents de clubs de L1/L2 et présidents de ligues départementales — est en train de basculer.
Les ligues de la Sangha, de la Likouala, des Plateaux, du Pool, du Kouilou, de Pointe-Noire et du Niari, ainsi que la grande majorité des clubs emblématiques masculins et féminins (AC Léopard, AS Otohô, CARA Brazzaville, Étoile du Congo, JUK, Diables Noirs, AS Colombe et Saint-Pierre de Makoua), promettent également une majorité absolue en faveur de la liste d'Éric Mantot dès le premier tour.
Des soutiens influents et un modèle mis en avant
Le cœur de l'argumentaire de Mantot consiste à transposer à l'échelle fédérale ce qu'il a réussi au CARA : restructuration de la gouvernance, réorganisation des supporters, relance des sections omnisports, digitalisation avec un site internet professionnel et mobilisation de ressources.
Deux voix influentes ont appelé les 41 délégués à voter pour le changement. Wilfrid Bruno Monka, ancien président de la commission ad hoc et membre du Collectif des membres de la FECOFOOT, déclare : « Chers 41 délégués, peut-on déshabiller Pierre pour habiller Paul ? La réponse est non. Le 26 septembre, vous irez voter pour sauver et changer le destin de notre football. Vous irez voter pour mettre définitivement hors d'état de nuire le candidat du COMEX sortant. Dites non à la continuité. Votez massivement pour le candidat de l'espérance : Éric Alain Mantot. »
De son côté, Jean-Élie Ngoya appelle à un vote utile : « Pensez à la corruption qui gangrène notre football depuis plus de 30 ans. Pensez à tous les jeunes qui pratiquent sans réel championnat structuré alors que la FIFA nous alloue des fonds. Pensez au fait que, depuis plus de 20 ans que la CAF a mis en place le système de licence, le Congo peine à avoir des entraîneurs licenciés CAF A ! Votez utile donc, votez pour le changement... il est plus que temps ! »
Un coup de théâtre dans le camp adverse
Pendant que la dynamique autour de Mantot s'amplifie, le camp d'en face vacille. Dans une correspondance datée du 18 septembre 2026 et adressée à la commission électorale, Cynthia Ligina Grace Nzila Ngoma, membre de la liste du candidat Carle Boniface Malalou, a annoncé officiellement son retrait pour « raisons personnelles ».
À une semaine du scrutin, ce départ fragilise un peu plus la liste Malalou, déjà engluée dans une procédure ordinaire du Tribunal arbitral du sport (TAS), dont la sentence ne sera pas rendue avant l'élection.
Reste à savoir si les urnes confirmeront cette tendance le 26 septembre prochain.