Retrait de la CPI : le Tchad sous pression américaine ?
Le Tchad a annoncé son retrait de la CPI après des pressions américaines, marquant un tournant dans la politique internationale sous l'administration Trump/Marco Rubio.
Les États-Unis ont-ils incité le Tchad à reconsidérer son adhésion à la Cour pénale internationale (CPI) ? Le 23 ou 24 juillet 2026, le ministre tchadien des Affaires étrangères, Abdoulaye Sabre Fadoul, a discuté par téléphone avec Frank Garcia Jr., sous-secrétaire d’État américain chargé des Affaires africaines.
Selon le communiqué officiel du ministère tchadien des Affaires étrangères, la partie américaine a exprimé ses préoccupations concernant le fonctionnement de la CPI et a souhaité que le Tchad réexamine son adhésion au Statut de Rome.
Le ministre tchadien a indiqué que cette requête serait examinée par les autorités compétentes. Quelques jours plus tard, le 27 juillet 2026, le Tchad a officiellement notifié son retrait de la CPI.
Plusieurs médias, dont Le Devoir, Al Jazeera, Afrik.com, UPI, et DW, rapportent que la décision tchadienne intervient à la demande des États-Unis. Le Bureau des Affaires africaines du Département d’État américain a salué le retrait du Tchad, le présentant comme un pas vers la reconquête de la souveraineté nationale face à une institution jugée défaillante.
Cette démarche s’inscrit dans la campagne de l’administration visant à démanteler la CPI, motivée par les mandats d’arrêt visant des responsables israéliens et par le refus américain de reconnaître la compétence de la Cour sur ses ressortissants.