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Tchad : la GIZ organise l'atelier du lancement officiel du projet VELA

La GIZ et ses partenaires ont officiellement lancé le projet VELA pour améliorer l'accès à l'électricité dans le sud du Tchad grâce à l'énergie solaire.

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Tchad : la GIZ organise l'atelier du lancement officiel du projet VELA

Par Ahmad Youssouf Ali

Dans le cadre de la coopération Allemade, à travers la GIZ a organisé le lundi 14 ce lundi 14 septembre 2026, le projet VELA – Amélioration de l'accès aux services énergétiques modernes au Tchad. La cérémonie s'est tenue à l'hôtel Radisson Blu, en présence du ministre de l'Eau et de l'Énergie, Passalé Kanabé Marcelin, des plus hautes autorités du pays, des ambassadeurs de l'Union européenne et de la République fédérale d'Allemagne, ainsi que des responsables de la GIZ, de l'ADERM et des représentants des provinces du Tandjilé et du Mayo-Kebbi Ouest.

Ce projet, porté par la coopération allemande à travers la GIZ et cofinancé par l'Allemagne et l'Union européenne, ambitionne de contribuer à l'augmentation du taux d'accès à l'électricité dans le sud du Tchad. Il repose notamment sur le développement de mini-réseaux solaires à Kélo et Pala, ainsi que sur le déploiement de solutions solaires hors réseau.

Un constat alarmant

Dans son allocution, le ministre a dressé un état des lieux sans concession de la situation énergétique nationale. Avec un taux d'accès à l'électricité inférieur à 20 % à l'échelle nationale, et une situation encore plus critique en zone rurale, le Tchad accuse un retard important. « Derrière ces chiffres, ce sont des millions de nos concitoyens qui aspirent légitimement à disposer d'une électricité fiable pour leurs ménages, leurs écoles, leurs centres de santé et leurs entreprises », a-t-il déclaré.

Le ministre a toutefois salué l'engagement constant des partenaires techniques et financiers, notamment l'Allemagne et l'Union européenne, dont le soutien traduit, selon lui, « l'excellence et la solidité de la coopération » avec le Tchad.

L'énergie au cœur des priorités présidentielles

Le ministre a souligné que cette problématique s'inscrit dans la vision du président de la République, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, qui a fait de l'accès à l'énergie l'axe majeur de son action publique. « Aucune partie du territoire national ne doit être durablement laissée en marge du processus d'électrification et du développement économique », a-t-il martelé, réaffirmant l'engagement du gouvernement à traduire cette vision en infrastructures concrètes.

Le Pacte National de l'Énergie : cap sur 2030

Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement s'appuie sur le Pacte National de l'Énergie M 300, qui fixe des ambitions majeures à l'horizon 2030 : porter le taux d'accès à l'électricité à 90 %, permettant à plus de 14 millions de personnes supplémentaires d'accéder au réseau. Ce pacte prévoit également une mobilisation massive de capitaux privés, avec pour ambition de faire passer les investissements de 164 millions de dollars à plus de 1,3 milliard de dollars par an d'ici 2030, en privilégiant les énergies propres et renouvelables.

VELA, un projet pilote et reproductible

C'est dans cette dynamique que s'inscrit le projet VELA. Le ministre a précisé que ce projet servira de modèle décentralisé, susceptible d'être reproduit dans d'autres régions du pays. Au-delà des infrastructures, VELA vise à renforcer les capacités des acteurs publics, notamment l'ADERM et l'ARSE, afin de garantir la pérennité et la qualité des investissements.

« La consolidation du cadre réglementaire applicable aux mini-réseaux constitue une condition essentielle pour donner davantage de visibilité aux investisseurs et favoriser l'émergence d'un secteur privé dynamique », a ajouté Passalé Kanabé Marcelin.

Un appel à la mobilisation générale

Conscient des défis financiers, techniques et logistiques, le ministre a réaffirmé la détermination du gouvernement à poursuivre les réformes nécessaires pour faire de l'énergie un véritable moteur de transformation économique et sociale. Il a lancé un appel à toutes les parties prenantes — partenaires techniques et financiers, institutions publiques, collectivités territoriales, secteur privé et société civile — pour accompagner ce projet.

Sur ces mots, le ministre de l'Eau et de l'Énergie a officiellement déclaré lancées les activités du projet VELA, formulant le vœu que ses résultats soient rapidement visibles et ressentis par les populations tchadiennes.

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