Tchad : renforcement des compétences des journalistes en matière judiciaire
L'UJT, en partenariat avec l'ENFJ et la Fondation Hirondelle, organise un atelier pour renforcer les compétences des journalistes tchadiens sur le traitement de l'information judiciaire.
Par Ahmad Youssouf Ali
L’Union des journalistes tchadiens (UJT), en collaboration avec l’École nationale de formation judiciaire (ENFJ) et la Fondation Hirondelle, organise les 13 et 14 mai 2026 à N’Djamena un deuxième atelier de formation sur la lutte contre la corruption et le traitement de l’information judiciaire. Placée sous le thème « Comprendre la justice tchadienne et traiter professionnellement l’information », cette initiative s’inscrit dans le cadre des activités de renforcement des capacités des professionnels des médias.
Dans son discours de circonstance, le président de l’UJT, Abbas Mahamoud Tahir, a rappelé l’engagement de son organisation à former les journalistes sur des sujets nationaux clés. Il a indiqué qu’une première session, consacrée à « Médias et lutte contre la corruption », vient de s’achever en partenariat avec l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption. Il a également annoncé la tenue d’une troisième session, organisée avec l’ENFJ, qui se déroulera en province afin de toucher les journalistes de l’intérieur du territoire, pour que le journalisme judiciaire ne se limite pas à la capitale.
Le directeur général de l’ENFJ, Ndoutamian Robert, a souligné pour sa part la complexité de la matière judiciaire, qui explique le caractère souvent approximatif de son traitement médiatique. « Durant ces travaux, nous allons analyser son fonctionnement et le rôle de chaque acteur pour permettre un compte rendu rigoureux des procès », a-t-il déclaré, invitant les participants à tirer parti de l’expertise des formateurs, à poser des questions et à faire de cet espace un lieu de dialogue constructif.
Le secrétaire général du ministère de la Justice, Mahamat Saleh Ben Biang, a quant à lui insisté sur le fait que « le traitement de l’information judiciaire ne s’improvise pas ; il requiert une maîtrise des concepts, une rigueur terminologique et une éthique irréprochable ». Il a averti qu’une erreur d’interprétation d’une décision de justice ou la violation du secret professionnel peut avoir des conséquences néfastes sur l’honneur des citoyens et, par extension, sur la paix sociale.