Tchad : le comité de réduction des risques de catastrophes de Sarh en panne

Ndilabaye Ngarmadji alerte sur l'inactivité du Comité de Réduction des Risques de Catastrophes de Sarh, freinant le développement et privant la ville de financements.

Partager
Tchad : le comité de réduction des risques de catastrophes de Sarh en panne

Par Elwood Dk

Ndilabaye Ngarmadji, point focal du Comité Multisectoriel pour la Réduction des Risques de Catastrophes de Sarh, alerte sur l'inactivité préoccupante de cette structure. Créé en décembre 2023 dans le cadre du programme Making Cities Resilient (MCR) 2030 des Nations Unies, le comité est aujourd'hui pratiquement à l'arrêt malgré les efforts déjà consentis.

Il rappelle que le comité a été mis en place pour intégrer la prévention des catastrophes dans le développement de la ville, renforcer la résilience des populations, mobiliser des financements et coordonner les actions face aux inondations et autres risques. « Grâce à l'appui des partenaires internationaux, nous avons élaboré un plan d'action et une stratégie de réduction des risques de catastrophes, validés par le conseil communal. Depuis cette validation en octobre 2025, aucune des activités prévues n'a été réalisée », précise Ndilabaye Ngarmadji.

Selon lui, aucun projet n'a été préparé pour être soumis aux bailleurs de fonds, bien que des actions prioritaires telles que la construction de digues, l'aménagement des zones inondables et l'actualisation du Plan de développement communal soient inscrites dans les documents adoptés.

Ndilabaye Ngarmadji estime que cette situation freine le développement de Sarh et prive la ville d'opportunités de financement. Il regrette que le programme MCR 2030 soit arrivé à son terme sans qu'aucun projet de la ville n'ait bénéficié d'un financement.

Il affirme avoir multiplié les démarches auprès des autorités communales et des membres du comité pour relancer les activités, mais sans succès. Il évoque des difficultés de fonctionnement et estime que des considérations administratives et politiques empêchent le comité de jouer pleinement son rôle.

Pourtant, le comité regroupe des représentants de l'administration, des organisations de la société civile, des associations de femmes, de jeunes, de personnes handicapées, des médias et d'autres institutions, disposant des compétences nécessaires pour mener à bien les actions prévues.

Enfin, Ndilabaye Ngarmadji lance un appel aux autorités locales, aux membres du comité et à la population pour remettre cette structure en marche. Il les invite à privilégier l'intérêt général et à unir leurs efforts pour protéger les habitants de Sarh, particulièrement les populations les plus exposées aux inondations et autres catastrophes naturelles.