Tchad : rencontre stratégique pour l'éducation au Moyen-Chari

La Secrétaire d'État à l'Éducation nationale échange avec les acteurs éducatifs du Moyen-Chari pour améliorer les conditions de travail et résoudre les défis du système éducatif local.

Partager
Tchad : rencontre stratégique pour l'éducation au Moyen-Chari

Par Elwood Dk

La Secrétaire d'État à l'Éducation nationale, au Bilinguisme et à la Promotion civique, Dr Goulé Koudji, échange avec les acteurs du système éducatif du Moyen-Chari pour améliorer les conditions de travail. En séjour privé dans la province du Moyen-Chari, elle a rencontré ce vendredi 19 juin 2026 quelques responsables du système éducatif, ainsi que des enseignants des établissements publics et privés de la province. Cette rencontre vise à dialoguer avec les différents acteurs de l'éducation afin d'identifier les difficultés freinant le développement du système éducatif dans le Moyen-Chari et de réfléchir ensemble à des solutions concrètes pour redonner à l'école tchadienne toute sa valeur.

Au cours des échanges, la Secrétaire générale de l'académie du Sud-Est, Mme Line Livorice Neloum, a salué cette initiative qui a permis aux responsables éducatifs et aux enseignants de présenter directement leurs préoccupations. Elle a évoqué plusieurs défis auxquels fait face l'éducation dans la province, notamment le manque d'instructeurs, l'insuffisance du personnel enseignant dans le Moyen-Chari et le Mandoul, ainsi que le besoin d'équiper davantage les établissements techniques avec du matériel adapté.

De son côté, la Déléguée de l'Éducation nationale, du Bilinguisme et de la Promotion civique du Moyen-Chari, Mme Djikoloum née Mougalbaye Mbatikodjial, a également formulé plusieurs recommandations. Elle a insisté sur le renforcement des moyens roulants, l'amélioration des conditions de travail et l'organisation de formations pour permettre aux acteurs de l'éducation d'être plus performants.

Les enseignants présents ont aussi profité de cette occasion pour exposer leurs préoccupations. Ils ont plaidé pour la multiplication des formations, le traitement des dossiers d'avancement de carrière et la résolution du problème des salaires suspendus ou réduits de certains enseignants. Les maîtres communautaires ont, pour leur part, attiré l'attention sur leurs conditions difficiles. Ils ont expliqué qu'ils ne bénéficient pas toujours d'une prise en charge régulière de la part de l'État ou des partenaires techniques et financiers, avec des rémunérations parfois très faibles dans les écoles communautaires, allant de 2 000 à 5 000 francs CFA par mois.

Illustration

Après avoir écouté toutes ces préoccupations, Dr Goulé Koudji a félicité les enseignants pour leurs efforts quotidiens dans la formation des jeunes générations. Elle a rassuré les participants que les autorités travaillent à apporter des réponses aux différents problèmes soulevés. Elle a également rappelé que le bilinguisme occupera désormais une place importante dans le système éducatif, avec son introduction obligatoire dès les classes du CP1 à partir de la prochaine rentrée scolaire. Concernant les maîtres communautaires, elle a indiqué que des réflexions sont en cours avec l'État et les partenaires afin de trouver des solutions durables.

Pour la Secrétaire d'État, l'heure n'est plus seulement aux discussions autour des difficultés de l'école tchadienne, mais à la mise en œuvre d'actions concrètes capables d'améliorer les résultats et les conditions d'apprentissage. « Être enseignant ne signifie pas seulement dispenser des cours en classe. Un enseignant est aussi un modèle, une référence et une personne qui guide sa communauté. Nous devons donc être des exemples et accompagner les efforts engagés pour construire une meilleure école au Tchad », a-t-elle conclu.