Tchad : à Sarh, les maternités au cœur d'une réflexion stratégique pour sauver des vies

Réunis à Sarh, les responsables sanitaires de trois provinces tchadiennes planchent sur la révision du réseau des maternités SONU pour endiguer la mortalité maternelle et néonatale.

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Tchad : à Sarh, les maternités au cœur d'une réflexion stratégique pour sauver des vies

Par Elwood Dk

La réduction des décès liés à la grossesse et à l'accouchement passe par une meilleure organisation des services de santé. C'est dans cette perspective que des responsables sanitaires du Moyen-Chari, du Mandoul et du Logone Oriental prennent part, ce lundi 2 novembre 2026 au palais des arts et de la culture Ngarta Tombalbaye de Sarh, à un atelier consacré à la révision du Réseau National des Maternités SONU (Soins obstétricaux et néonatals d'urgence).

Cette rencontre vise à examiner le fonctionnement des structures sanitaires, à identifier les insuffisances et à proposer des ajustements pour améliorer la prise en charge des femmes enceintes, des accouchées et des nouveau-nés en situation d'urgence.

Le délégué intérimaire de la Santé publique du Moyen-Chari, le docteur Nehoulné Gaston, a souligné la nécessité de disposer d'un réseau de maternités adapté aux besoins des populations. Il a notamment évoqué les difficultés liées au manque de personnel qualifié, à l'insuffisance du matériel médical et à l'éloignement de certaines formations sanitaires.

Du côté des partenaires, le docteur Tarda Olivier, spécialiste en santé maternelle à l'UNFPA, estime que l'amélioration des soins ne dépend pas uniquement de la présence de structures sanitaires. Elle nécessite également un approvisionnement régulier en médicaments et autres produits indispensables, ainsi qu'une bonne coordination entre les centres de santé et les hôpitaux pour faciliter le transfert des patientes.

Le secrétaire général du département du Barh-Koh, Allahognan Ngomsembaye Voltaire, a attiré l'attention sur l'ampleur des décès maternels et néonatals au Tchad. Il a relevé que de nombreuses femmes continuent de rencontrer des difficultés pour accéder aux soins pendant la grossesse et au moment de l'accouchement. La faible fréquentation des maternités et les obstacles à l'accès aux services de planification familiale figurent également parmi les préoccupations soulevées.

Il a invité les différents acteurs à s'impliquer davantage afin de trouver des réponses concrètes à ces difficultés.

Il convient de noter que cet atelier est organisé par le ministère de la Santé publique en partenariat avec l'UNICEF, l'OMS, ONU Femmes et l'UNFPA. Ses travaux s'achèveront jeudi prochain.

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