Tchad : AL-TCHAD lance la 3e édition du Concours national d’éloquence

Le Lycée Roi Fayçal remporte la 3e édition du Concours national d’éloquence à N’Djamena, sur le thème des choix parentaux pour l'avenir des enfants.

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Tchad : AL-TCHAD lance la 3e édition du Concours national d’éloquence

Par Katchibé Mapagne

L’Association des Leaders pour un Tchad Prospère (AL-TCHAD) a officiellement lancé, ce samedi 6 juin 2026 dans la Salle rouge de l’ONAMA, la troisième édition du Concours national d’éloquence (CNE). Cette première joute oratoire a opposé les candidats de l’Université Roi Fayçal à ceux de l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) autour du thème : « Les parents doivent-ils choisir l’avenir de leurs enfants ? ».

Dans son allocution d’ouverture, la présidente du comité d’organisation, Sarah Abdelkader Badaoui, a souligné que la jeunesse constitue la plus grande richesse d’une nation. Elle a indiqué que le Concours national d’éloquence ne se résume pas à une simple compétition de prise de parole, mais vise à révéler des talents, former des leaders et offrir à la jeunesse africaine un cadre à la hauteur de son intelligence et de son potentiel.

Selon elle, les jeunes regorgent de créativité, d’idées et d’ambition, mais ont besoin d’opportunités et de plateformes leur permettant de faire émerger leurs talents et de mettre leur énergie au service de la nation. Elle a exprimé le souhait que cette troisième édition devienne une référence et contribue à l’émergence d’une génération de leaders engagés au service de leurs communautés et de leurs pays.

Prenant la parole à son tour, le président de AL-TCHAD, M. Youssouf Togoï Hally, a exprimé sa fierté de voir se tenir cette nouvelle élan, 3e édition du concours, qu’il a présenté comme un cadre d’expression, d’apprentissage et de valorisation des talents de la jeunesse.

Il a insisté sur l’importance croissante de la communication dans la société actuelle, estimant que la capacité à s’exprimer avec clarté, conviction et respect des sensibilités constitue une compétence essentielle. Selon lui, ce type d’initiative permet de renforcer les capacités d’argumentation et d’analyse des jeunes tout en encourageant leur participation constructive aux débats de société.

Youssouf Togoï Hally a également remercié les membres du jury, les organisateurs et les partenaires ayant contribué à la réussite de l’événement. S’adressant aux participants, il a rappelé que le débat ne doit pas être une confrontation entre adversaires, mais une rencontre d’idées fondée sur l’écoute, le respect mutuel et la compréhension.

À l’occasion de cette première confrontation oratoire, les candidats de l'INJS ont défendu le « Oui » : « Oui, les parents doivent choisir l'avenir de leurs enfants ». L‘Université Roi Fayçal a défendu le « Non » : « Non, les parents ne doivent pas choisir l'avenir de leurs enfants ».

Les prestations des deux équipes ont été évaluées par un jury composé de trois membres, présidé par M. Ahmat Taboye. À l’issue des délibérations, l‘Université Roi Fayçal, qui défendait la position du « Non », s’est imposé avec une note de 15/20, contre 12/20 pour l’INJS, partisan du « Oui ».