Tchad : hygiène de la viande, jusqu'à quand cette situation dans les marchés ?

L'hygiène de la viande dans les marchés de la capitale suscite des inquiétudes. Les consommateurs dénoncent des conditions sanitaires insuffisantes, relançant le débat sur la nécessité de renforcer les contrôles.

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Tchad : hygiène de la viande, jusqu'à quand cette situation dans les marchés ?

Par Idriss Abdelkerim

La question de l'hygiène de la viande de boucherie continue de susciter des inquiétudes dans plusieurs marchés de la capitale. Dans des marchés tels que Diguel, le SNER de N'djari, Dembé ou encore le marché de Mil, des consommateurs dénoncent des conditions de vente qu'ils jugent insuffisantes sur le plan sanitaire.

Dans ces marchés, il n'est pas rare d'observer de la viande exposée à l'air libre, sans protection, dans un environnement où la poussière et les mouches sont présentes. Une telle exposition peut favoriser la contamination des produits et représenter un risque pour la santé des consommateurs.

Face à cette situation, de nombreux citoyens s'interrogent : pourquoi la viande continue-t-elle d'être vendue dans de telles conditions ? Les normes d'hygiène ne devraient-elles pas être davantage appliquées afin de garantir la sécurité alimentaire de la population ?

Ces observations relancent le débat sur la nécessité de renforcer les contrôles sanitaires dans les marchés, d'améliorer les infrastructures destinées aux bouchers et de sensibiliser les vendeurs aux bonnes pratiques d'hygiène. Les consommateurs, quant à eux, appellent les autorités compétentes à prendre les mesures nécessaires pour que la viande commercialisée soit manipulée, transportée et vendue dans des conditions respectant les exigences sanitaires.

La sécurité alimentaire est un enjeu de santé publique. Garantir une viande propre, protégée de la poussière et des insectes constitue une responsabilité partagée entre les commerçants, les services de contrôle et les pouvoirs publics.