Tchad : la presse privée menace d'une grève générale face au blocage de l'aide publique
Réunies à N'Djaména, les organisations faîtières de la presse privée tchadienne exigent le versement de l'aide publique bloquée depuis deux ans et menacent de mener des actions pacifiques.
Réunies en urgence à N'Djaména, les principales organisations faîtières de la presse privée tchadienne montent au créneau. Face à la dégradation de leur situation économique et des conditions de travail, l'AEPT, l'URPT, le PPT et l'AMET exigent le versement immédiat de l'Aide à la presse, bloquée depuis deux ans, en plus des arriérés des années antérieures.
Rappelant que cette subvention n'est pas une « aumône » mais un droit institué par la loi N° 29/PR/94 du 22 août 1994 et le décret N° 414 du 5 octobre 1999, les syndicats et associations professionnelles pointent du doigt le gouvernement. Selon eux, le blocage actuel contredit directement les engagements pris par le chef de l'État lors de ses échanges avec la profession.
Outre le règlement des arriérés, les signataires réclament un renforcement des mécanismes de soutien, l'amélioration des conditions d'exercice et l'instauration d'un cadre de dialogue permanent avec les pouvoirs publics pour assurer la pérennité du secteur.
Faute de réponses concrètes dans un bref délai, les organisations menacent de passer à l'action. Elles brandissent la menace d'actions légales et pacifiques, incluant des « journées sans presse », tout en réaffirmant leur ouverture au dialogue.
