Tchad : le gouvernement réagit aux violences intercommunautaires à Nanguigoto

Le Vice-Premier Ministre tchadien appelle à la paix et à la justice après les violences intercommunautaires, soulignant l'importance du dialogue et de la responsabilité civile.

Partager
Tchad : le gouvernement réagit aux violences intercommunautaires à Nanguigoto

Le Vice-Premier Ministre, Monsieur Limane Mahamat, s’est exprimé ce vendredi 29 mai 2026 à Bongor, chef-lieu de la province du Mayo-Kebbi Est, en réaction aux violences intercommunautaires survenues le 20 mai 2026 à Béré Centre, dans la sous-préfecture de Nanguigoto. 

Au nom du Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, du Gouvernement et en son nom personnel, il a exprimé sa profonde tristesse, présenté ses condoléances aux familles des victimes et sa compassion aux blessés. 

Il a déploré la rupture du lien fraternel historique entre les communautés peules et massa, rappelant que le Mayo-Kebbi Est est une province riche de sa diversité et de ses traditions de coexistence pacifique. Il a réaffirmé que le Tchad est une seule nation et que ce qui unit ses citoyens est plus fort que ce qui les divise. 

Le Gouvernement rejette catégoriquement la violence comme mode de règlement des différends. Un message ferme sur l’État de droit a été adressé : "Aucune impunité ne sera consacrée. Les auteurs, commanditaires et complices de ces actes seront recherchés, arrêtés et traduits devant la justice conformément à la loi". 

Le Vice-Premier Ministre a enfin appelé toutes les communautés à renouer avec le dialogue, le pardon et la paix, seules voies durables pour préserver la stabilité du Mayo-Kebbi Est et du Tchad. Il a souligné le rôle fondamental de la justice dans la préservation de la paix : en garantissant l’équité des procédures, en sanctionnant sans complaisance les crimes et en protégeant les populations, la justice restaure la confiance entre citoyens et prévient le cycle de vengeance. 

Il a également insisté sur la responsabilité de la société civile dans la sensibilisation : les associations, leaders communautaires et mouvements de jeunes doivent intensifier les campagnes contre l’usage des produits psychotropes comme le Tokosse, et contre la mauvaise utilisation des réseaux sociaux. Ces plateformes, trop souvent détournées pour propager la haine, la désinformation et la division, doivent redevenir des espaces d’éducation, de tolérance et de cohésion nationale.