Tchad : l’Université Saint-Charles-Lwanga obtient un répit d’un an dans son litige foncier
L’Université Saint-Charles-Lwanga de Sarh bénéficie d’un sursis d’un an pour occuper ses bâtiments publics, offrant un répit face au différend foncier qui l’oppose à la commune.
Par Elwood Dk
À Sarh, l’Université Saint-Charles-Lwanga bénéficiera d’une année académique supplémentaire pour continuer à occuper les bâtiments publics qu’elle utilise depuis sa création. Cette décision intervient dans un contexte marqué par un différend foncier entre la commune de Sarh et l’établissement universitaire.
L’objectif de cette mesure est de permettre à l’université de poursuivre normalement ses activités et d’éviter une interruption qui pourrait perturber la formation des étudiants.
L’information a été rendue publique par le président du Conseil provincial du Moyen-Chari, Dieudonné Djonabaye, au cours d’une déclaration faite à la Maison de la Fraternité le vendredi 3 septembre 2026.
Cette prorogation fait suite à plusieurs consultations avec les différentes parties concernées, notamment les responsables de l’Université Saint-Charles-Lwanga, les acteurs de la communauté, les services déconcentrés de l’État, l’exécutif communal ainsi que le délégué général du gouvernement auprès de la province du Moyen-Chari.

Pour le président du Conseil provincial, cette décision vise avant tout à préserver l’intérêt des étudiants et à assurer la continuité des enseignements pendant cette période de discussions.
En accordant ce délai supplémentaire, les autorités provinciales souhaitent ainsi favoriser un climat d’apaissement et permettre aux différentes parties de poursuivre les échanges autour du litige qui les oppose.
Enfin, le président du Conseil provincial a souhaité une bonne rentrée académique aux étudiants, aux enseignants et au personnel de l’Université Saint-Charles-Lwanga.