Télécommunications : Djibril Ouattara plaide pour une vision africaine unifiée et présente la candidature de la Côte d'Ivoire
Le ministre Djibril Ouattara a appelé à l'unité de l'Afrique en vue de la conférence de Doha et a officialisé la candidature de la Côte d'Ivoire au Conseil de l'UIT.
Djibril Ouattara, ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, a appelé l’Afrique à consolider sa position en prélude à la Conférence mondiale des télécommunications à Doha, au Qatar, et à soutenir la candidature de la Côte d’Ivoire au Conseil de l’Union internationale des télécommunications (UIT).
Cette déclaration a été faite ce mardi 15 septembre 2026, au Radisson Blu Hôtel d’Abidjan-Port-Bouët, lors de la double cérémonie d’ouverture de la 4e et dernière Réunion préparatoire africaine pour la Conférence des plénipotentiaires 2026 (APM26-4 / PP-26) et du lancement de la 5e édition du Défi africain de l’innovation de l’UAT.
Il s'agit pour les délégations des pays membres de l'Union africaine des télécommunications (UAT) et les partenaires d’examiner les derniers préparatifs, de finaliser les propositions communes africaines, de définir les modalités de coordination du continent pour la conférence de Doha prévue du 9 au 27 novembre, et d’examiner les candidatures aux postes à pourvoir.
« Nous sommes désormais appelés à consolider nos acquis, à rapprocher nos positions et à dégager les orientations communes que l’Afrique entend porter », a affirmé le ministre Djibril Ouattara, président de la cérémonie. Selon lui, cette rencontre est une échéance majeure pour faire entendre la voix africaine sur les grandes questions de l’avenir numérique, notamment les mutations économiques, sociales et institutionnelles. Pour être entendue, « cette voix doit être concertée, cohérente et portée collectivement ».
Conscient de ces défis et dans un esprit de mutualisation des compétences, le ministre a solennellement annoncé : « La Côte d’Ivoire a l’honneur de présenter sa candidature au Conseil de l’Union internationale des télécommunications pour la période 2027-2030 ». Il a souligné que cette démarche traduit la volonté d’Abidjan de mettre son expérience au service de l’action collective africaine. « Notre unité doit être notre principal levier d’influence », a-t-il exhorté.
En fin de mandat, John Omo, secrétaire général de l’UAT, a déclaré qu’Abidjan doit permettre de définir les responsabilités portées par l'Afrique. Il a rappelé que l'UIT fait face à des enjeux majeurs tels que l’intelligence artificielle, la cybersécurité, les services spatiaux, l'inclusion numérique et la connectivité universelle.
Concernant les candidatures, John Omo a indiqué que 18 pays briguent les 13 sièges à pourvoir au Conseil de l'UIT, tout en rappelant l’importance d’être en règle financièrement et le soutien historique de la Côte d’Ivoire envers l'Union.
« Que cette réunion préparatoire garantisse le succès et la voix de l'Afrique à Doha », a plaidé Roger Adom, président du Conseil de l’Autorité de régulation des télécommunications/TIC de Côte d'Ivoire (ARTCI), en sollicitant le soutien des États africains.
