N'Djamena : un délégué de quartier accusé de complicité dans un vol de voiture

Un délégué de quartier de N’Djaména est accusé de complicité dans un vol de voiture. Le plaignant affirme avoir perdu son véhicule et retrouvé ses papiers chez un chef de carré.

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N'Djamena : un délégué de quartier accusé de complicité dans un vol de voiture

Par Ahmad Youssouf Ali

Un délégué de quartier a comparu, le mercredi 3 juin 2026, devant le tribunal de grande instance de N’Djaména. Il est accusé de complicité de couverture d’un vol de voiture survenu dans sa circonscription, selon la plainte déposée contre lui.

L’affaire a été révélée à l’audience par le récit du plaignant. Ce dernier affirme avoir perdu son véhicule dans un quartier de N’Djaména. À sa grande surprise, il a retrouvé les papiers de sa voiture chez un chef de carré, lequel entretiendrait des liens avec le délégué mis en cause.

Le plaignant a expliqué au tribunal qu’il était en voyage lorsqu’il a été contacté par le délégué. Ce dernier lui aurait proposé, contre le versement d’une somme d’argent conséquente, de l’aider à retrouver la trace de son véhicule. De retour de voyage, le plaignant affirme n’avoir jamais récupéré sa voiture. Interrogeant le délégué, il lui a demandé : « Vous m’avez fait verser de l’argent, où se trouve ma voiture ? » Le délégué lui aurait alors répondu que le véhicule avait été présenté à la télévision par les gendarmes.

Non convaincu par ces explications, le plaignant soupçonne le délégué d’avoir agi en connivence avec le chef de carré et le voleur.

À la barre, le délégué a reconnu que le chef de carré est son frère, et que le présumé voleur est locataire dans la maison de chef de carré Il a toutefois nié toute implication directe. « J’ai fait mon travail de délégué. Je n’ai reçu que les papiers de la voiture volée, remis par le chef de carré. Quant au voleur, il est déjà en prison », a-t-il déclaré.

Le juge lui a alors demandé : « Comment connaissez-vous le voleur ? » Le délégué a répondu l’avoir reconnu lors de la présentation des suspects à la télévision par les gendarmes.

À l’issue des échanges, le président du tribunal a décidé de renvoyer l’affaire à une prochaine audience pour permettre une enquête approfondie. Il a également ordonné la comparution du chef de carré, dont le témoignage est jugé essentiel à la manifestation de la vérité.