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ZINDJAM : Le Tchad accélère sa marche vers l'industrialisation

La signature des accords de développement de la Zone économique spéciale de N'Djamena marque un tournant pour l'industrialisation du Tchad, visant à transformer localement les ressources et stimuler l'emploi.

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ZINDJAM : Le Tchad accélère sa marche vers l'industrialisation

Par Khadidja Oumar Abdoulaye

La cérémonie de signature des accords relatifs au développement de la Zone économique spéciale de N’Djamena (ZINDJAM), tenue mercredi 19 août 2026 à l’hôtel Plaza de N’Djamena, marque une nouvelle étape dans la volonté du Tchad d’accélérer son industrialisation. À travers ces accords, les autorités entendent attirer davantage d’investissements, développer la production locale, créer des emplois et favoriser la transformation des ressources nationales sur place.

La cérémonie s'est déroulée en présence du ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, du secrétaire d’État aux Finances et au Budget, des secrétaires généraux des départements ministériels concernés, du président du Conseil provincial du Hadjer-Lamis ainsi que de la directrice générale de l’Agence des zones économiques spéciales (AZES).

Intervenant lors de la rencontre, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Guibolo Fanga Mathieu, a réaffirmé l’importance stratégique de la ZINDJAM dans la transformation économique du pays. Située dans la localité de N’Djarmaye, dans la province du Hadjer-Lamis, à une trentaine de kilomètres de la capitale, la ZINDJAM est appelée à devenir un important pôle industriel et économique offrant aux investisseurs un environnement adapté à l’implantation et au développement de leurs activités.

Selon lui, le développement de cette zone ne constitue pas un simple acte administratif ou contractuel. Il traduit plutôt la volonté des pouvoirs publics de créer les conditions nécessaires à l’émergence d’activités industrielles modernes, compétitives et capables de générer davantage de valeur ajoutée pour l’économie nationale.

Le ministre a notamment insisté sur la nécessité de sécuriser le foncier industriel, de développer les infrastructures, de faciliter l’accès à l’énergie et d’améliorer l’offre de services essentiels aux entreprises. Ces conditions sont considérées comme indispensables pour renforcer la compétitivité et attirer les investisseurs.

Les différents accords signés doivent ainsi permettre de poser les bases foncières, techniques, financières, réglementaires et énergétiques nécessaires à l’opérationnalisation progressive de la zone.

L’ambition affichée est de mesurer les résultats à travers plusieurs indicateurs clés : le volume des investissements réalisés, le nombre d’entreprises installées, les unités industrielles opérationnelles, les emplois créés, le transfert de technologies ainsi que la valeur ajoutée générée au profit de l’économie tchadienne.

Pour les autorités, l’un des principaux enjeux de la ZINDJAM est de favoriser la transformation locale des ressources disponibles au Tchad. La zone devrait notamment contribuer au développement des chaînes de valeur dans plusieurs secteurs, dont l’agro-industrie et la transformation de la viande, afin de réduire progressivement la dépendance aux importations.

Cette orientation s’inscrit dans la vision du Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 », qui accorde une place prépondérante à l’industrialisation, au développement du secteur privé et à la diversification de l’économie.

De son côté, la directrice générale de l’AZES, Kaye Marie Rolande, a présenté la ZINDJAM comme une véritable opportunité pour accélérer l’industrialisation du pays. Elle a expliqué que la zone permettra de structurer les filières agro-industrielles et de la viande.

Pour la directrice générale, les accords signés constituent une étape majeure dans le passage de la vision à la concrétisation. « La ZINDJAM porte une promesse : celle d’un Tchad qui transforme davantage ses ressources sur son propre sol, qui crée de la valeur ajoutée, qui offre des opportunités à sa jeunesse et qui renforce durablement son attractivité », a-t-elle souligné.

Le directeur général de LAHAM Tchad, Shailesh Baro, a quant à lui salué la vision du gouvernement et la confiance de la communauté locale, mettant en avant l'expérience du groupe ARISE IIP dans plusieurs pays africains.

Au-delà des infrastructures, la question de l’emploi demeure centrale. Les autorités espèrent que l'installation des unités industrielles favorisera la formation professionnelle, le transfert de compétences et l’émergence de nouveaux métiers.

Le gouvernement entend veiller à ce que les investissements contribuent réellement à la transformation locale des ressources et au respect des normes de sécurité environnementale et industrielle, faisant de la ZINDJAM un modèle de partenariat public-privé.

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