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INTERVIEW

Législatives et Locales 2017 au Congo : "les candidats hors la loi répondront devant les tribunaux répressifs" dixit Henri Bouka


Alwihda Info | Par Olive Jonala - 16 Juillet 2017 modifié le 16 Juillet 2017 - 17:37

Le président, Denis Sassou N'Guesso a accompli son devoir civique au bureau de vote numéro 2 de l'arrondissement 5 Ouenzé, ce 16 juillet 2017, en présence du président de la commission nationale d'organisation des élections (Conel), Henri Bouka, qui a promis, devant la presse, des sanctions sévères à l'endroit de certains candidats hors la loi. Voici l'intégralité de son interview. Propos recueillis par Alwihda info à Brazzaville


Henri Bouka devant la presse
Henri Bouka devant la presse
Monsieur le président de la Conel, comment se déroulent les opérations de vote sur l'ensemble du territoire nationale?

Dans l’ensemble, je viens de voir les rapports de tous mes délégués dans les douze départements. D'une manière générale, les bureaux de vote ont ouvert très tôt. Celui de Poto-poto, dans le troisième arrondissement de Brazzaville, a ouvert à 7 heures précises et dans l’ensemble des départements, c’est la même chose. Présentement, les opérations se déroulent très bien. Il y a à cet endroit (arrondissement 5 Ouénzé où a voté le président Sassou N'Guesso) une petite affluence, vous le constatez. Donc, tout se passe bien pour l’instant et plus nous avançons, plus nombreux seront les électeurs.

A Nkombo , dans le septième arrondissement de Brazzaville, on fait état de certains bureaux de vote qui n’ont pas encore ouvert. Est-ce vous avez eu échos de ce genre d’information ?

Je n’ai pas eu rapport de cela, mais tout à l’heure puisque, vous nous donnez l’information, je vais faire un tour là-bas pour voir ce qui se passe exactement .

Mr le président, vous avez eu échos qu’ à Kingoué comme à Kele, il y aurait quelques incidents où la population aurait emporté quelques urnes?

Non à Kingoué, à Kellé, il y a quelques candidats hors la loi, mais la loi électorale comporte des dispositions pénales. Nous allons donner l’ordre aux agents et officiers de police judiciaire de procéder à l’interpellation de tous ceux qui ont fomenté le désordre, de les entendre sur procès-verbal pour que à la fin, s’il y a des infractions qui ont été commises, ces personnes-là répondent devant les tribunaux répressifs.

Vous savez que, on peut aller à l’occasion du jugement, à la suite du genre de comportement délictueux faire interdiction à certaines personnes d’avoir à se présenter aux élections politiques pendant un temps qui sera déterminé par les juges . Donc, on ne peut vouloir avancer dans la démocratie toujours en train de s’opposer à la loi. La loi, c’est le maître sacré sinon il n y a pas d’état .

Nous entendons respecter la loi partout sur toute l’étendue du territoire nationale, ce sont ces instructions que nous donnons à tous les présidents, à tous les membres des commissions locales des élections (Colel) et des bureaux de vote, par exemple.

S’agissant des votes par procuration, nous avons donné comme instruction que le vote par procuration est une modalité d’expression de suffrages instituée par la loi électorale en son article 96 et encadré par un arrêté ministériel. Lorsque les conditions d’encadrement sont respectées, il n y a pas de raison que deux ou trois personnes s’organisent pour dire que non-non, on ne peut pas voter par procuration et à ce moment c’est à la commission centrale d’en décider, puisque à l’issue du vote par procuration, les procurations sont jointes au procès-verbal de compilation des résultats. Maintenant si nous observons mille votes par procuration, naturellement il y a un problème et nous allons délibérer. Mais, nous ne pouvons pas comme ça dire pas de vote par procuration.

On n’a vu que, la plupart des votants sont venus à pied et la circulation n’est pas commode comme auparavant et pourquoi selon vous ?

Au fur et à mesure que nous allons avancer, on va régler cela. C’est uniquement une question de contexte pour que les opérations de vote se passent normalement et toute sérénité. Mais la question est à l’étude peut-être que dans les années prochaines, on n’aura plus à interdire la circulation des véhicules, Madame.

Propos recueillis à Brazzaville par Olive Jonala