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INTERVIEW

Rencontre avec l'auteur Arilde Bacon


Alwihda Info | Par Michel Tagne Foko - 29 Mars 2016 modifié le 29 Mars 2016 - 23:25

Arilde Bacon a navigué sur tous les fleuves, rivières et canaux navigables de France. Il fut commandant sur le " Thalassa ", et ensuite diplômé par l'Académie Poétique et Littéraire de Provence. Il a à son actif une bonne douzaine de livres.


Arilde Bacon
Arilde Bacon
Qu’est ce qui t’inspire le plus, quand tu écris, et pourquoi?

Ecrire la vérité. Même mes romans sont réalistes. Jamais je ne pourrai écrire une Science-fiction, car il n’y a pas de limite à l’imaginaire. On peut tout inventer et mentir à l’infini. Il faut décrire la réalité, même si elle est laide et insupportable, même si elle fait souffrir la morale. Et même un roman doit être plausible, les ultra-terrestres n’existent pas, en tout cas jusqu’à maintenant. Moi, je ne peux faire ressentir aux lecteurs que des sensations, des sentiments, sur des faits réels ou inventés mais cohérents.

Quel est le therme central de ton nouveau livre ?

Mon dernier roman est basé sur le refus de vieillir chez certaines femmes riches qui deviennent des proies faciles pour un Gigolo avide de sensations lucratives, avec un suspens incontrôlable et une chute qui surprend le plus fin des limiers. « L’Ombre et le Dandy », mais qui est l’Ombre et qui est le Dandy, sont-ils vraiment deux, ou les deux ne sont-ils qu’un ? Là est la grande question… et pour connaître la vérité, il n’y a qu’une seule solution : lire le livre !

As-tu déjà été victime du syndrome de la page blanche ? SI oui, peux-tu nous le raconter ?

Jamais ! Je prends mon temps pour écrire un livre, et quand la forme n’est pas là, j’attends qu’elle revienne. Cela peut durer un jour, deux, une semaine… qu’importe, j’ai le temps. Mais quand l’inspiration est là : ça débite ! Je suis capable d’écrite 24 heures sans même manger, juste un petit café suffit. Il n’y a que la fatigue qui peut arrêter mon cerveau de réagir. Alors je vais dormir, en attendant une autre session favorable.

Quel genre de livre lis-tu ?

Tous, sauf la Fiction, la Religion, les politiques, les chanteurs, les sportifs, Musso et Levy. Ces deux derniers ont une telle notoriété qu’ils peuvent écrire n’importe quoi qu’ils trouveront toujours de grands éditeurs et des milliers de lecteurs. Levy a écrit « Sept jours pour l’éternité », c’est Dieu le Père et le Diable lui-même qui envoient sur terre un représentant chacun pour conquérir l’âme des humains. Malheureusement, l’un envoie une femme et l’autre un homme. Que croyez-vous qu’il arriva ? Eh bien, ils tombèrent amoureux et eurent un enfant… et Dieu et Diable se réconcilièrent en tant que grands-pères. Etonnant, non ! Eh bien non, moi je ne pourrais jamais écrire de telle ineptie.

Qui est ton écrivain préféré ?

Bien qu’ayant lu beaucoup de nos grands auteurs (tout Zola en particulier), j’ai une admiration particulière pour Bernard Clavel, celui qui a refusé la Légion d’Honneur. Un Monsieur qui savait retransmettre par écrit des sensations hétéroclites à ses lecteurs. Avec lui, on suait sous le soleil, on se gelait à la neige, on était trempé sous la pluie et séché sous les rafales du vent… On aimait ou haïssait les personnages… on défendait le faible et l’opprimé, on luttait contre le méchant, et tout ça sans pouvoir deviner la chute.

Parle-nous un peu de lui ou de l’œuvre qui t’a conquis.

Tous ces livres sont des chefs-d’œuvre, mais sa saga au Canada en particulier, et « La Révolte à Deux Sous » avec son personnage extraordinaire. Et puis ce cargo chargé de produit chimique et qu’aucun pays ne veut recevoir. Un merveilleux chef-d’œuvre de réalisme sur la pollution des mers avec, pour principales victimes, tous les animaux. Ce livre démontre bien la folie des hommes qui, pour un petit bout de papier que l’on appelle argent, sont capable de faire sauter la planète.

Peux-tu nous citer trois livres que tu as hâte de lire ces prochains jours ?

Non. L’occasion fait le larron. Avant j’attendais Bernard Clavel, mais depuis son décès, j’erre au hasard des librairies ou des bibliothèques. Peut-être Christian Signol, car il décrit bien le terroir, avec un style simple mais efficace, et avec des détails pointus d’une grande importance. Avec lui, on comprend la vie des pauvres gens qui ont fait la grandeur de notre pays. Oui, cet auteur fait partie de mes préférés. Après, j’adore également les bons romans policiers bien tournés, avec du suspens et une chute introuvable, mais toujours en restant dans le possible. Qu’importe l’auteur pourvu qu’on ait l’ivresse.


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