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AFRIQUE

Cameroun : Deux personnes interpellées avec 70kg d'écailles de pangolin à Mbalmayo


Alwihda Info | Par - 8 Juin 2021

L'arrestation a eu lieu lors d`une opération de répression menée par les agents de la délégation départementale des Forêts et de la Faune du Nyong et So'o (région du Centre), en collaboration avec la compagnie de gendarmerie de Mbalmayo.


Les deux présumés trafiquants ont été arrêtés à quelques mètres d'un poste de contrôle mixte constitué de gendarmes, policiers et agents de la protection de la faune, situé le long de la route Mbalmayo-Sangmelima, dans un lieu communément connu sous le nom de "Carrefour Sangmelima". Les suspects ont été arrêtés au domicile de l'un d'entre eux, avec deux sacs contenant des écailles de pangolins pesant environ 70 kg, et représentant jusqu'à 350 pangolins abattus. LAGA, une organisation chargée de la mise en application de la loi sur la faune a apporté son appui technique aux agents pendant l’opération.

Des sources proches de cette affaire, qui ont requis l'anonymat, affirment que les deux suspects sont des présumés trafiquants de faune, spécialisés dans la vente d'écailles de pangolin. Le rôle de l'un consiste à parcourir les petits villages aux alentours de Mengeme, Mengong, Meyo, et Mete pour acheter des écailles de pangolin, tandis que l'autre se charge de vendre ces écailles, aux clients venant des grandes villes telles que Yaoundé et Ebolowa. Malgré l'interdiction totale de cette activité par les législations nationales et internationales, le commerce des écailles de pangolin se poursuit dans le pays. A titre d’illustration, la loi sur la faune de 1994 stipule que toute personne trouvée en possession des parties d'une espèce sauvage protégée est considérée comme ayant tué l'animal et est passible d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à 3 ans et/ou d'une amende pouvant atteindre 10 millions de francs CFA.

Nonobstant la loi et le danger que peut représenter le trafic de pangolins, tant pour cette espèce que pour l'homme, cette activité ne cesse de sévir. Non seulement le pangolin est en danger critique d'extinction selon le classement de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le braconnage des espèces fauniques est dangereux pour l'homme.
La pandémie du Covid-19 qui décime des vies dans le monde entier depuis 2019 constitue un parfait exemple qui a contraint, plusieurs organisations internationales, dont l'Organisation mondiale de la santé (OMS) le 20 avril 2021, a appelé à la suspension de la vente de mammifères sauvages, vivant sur les marchés alimentaires au niveau mondial. Il est donc à prévoir que l'arrestation et la poursuite des trafiquants d'écailles de pangolin joueront un rôle dissuasif dans ce trafic.