Gouvernance des eaux souterraines : un atelier pour renforcer la gestion durable de la ressource au Tchad
Un atelier national à N'Djamena réunit divers acteurs pour élaborer un plan d'action visant à améliorer la gestion des eaux souterraines au Tchad, cruciales pour la sécurité hydrique et le développement durable.
Par Achta Mahamat
Un atelier national de trois jours consacré au renforcement de la gouvernance des eaux souterraines s'est ouvert à N'Djamena. Réunissant ce 16 juin 2026 une cinquantaine d'acteurs issus des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, de la société civile et des groupes d'usagers, cette rencontre vise à élaborer un plan d'action consensuel et multipartite pour améliorer la gestion des eaux souterraines et faire face aux risques liés à leur quantité et à leur qualité.
Les eaux souterraines jouent un rôle essentiel dans la sécurité hydrique du Tchad. Elles contribuent à l'approvisionnement en eau potable, à l'irrigation, aux systèmes pastoraux ainsi qu'au développement urbain, notamment dans les zones confrontées au stress climatique et à la rareté des eaux de surface. C'est dans cette optique qu'un atelier national de trois jours a été organisé afin d'élaborer un plan d'action consensuel et multipartite visant à renforcer la gouvernance des eaux souterraines et à répondre aux risques prioritaires liés à la quantité et à la qualité de cette ressource.
Prenant la parole à l'ouverture des travaux, la représentante de l'UNICEF, Natascha Paddison, a déclaré que cet atelier rappelle le devoir collectif de garantir à chaque enfant un accès équitable aux services essentiels, notamment l'eau potable, l'hygiène et l'assainissement. Selon elle, derrière chaque décision technique relative aux eaux souterraines se cache une réalité humaine dont la santé, l'éducation, le développement du capital humain et la dignité dépendent directement.
Elle a indiqué que les participants sont appelés, durant ces trois jours, à partager leurs connaissances, confronter leurs expériences, identifier les risques prioritaires et construire ensemble des solutions concrètes. Elle a également souligné que les ressources en eaux souterraines doivent constituer une assurance pour la santé plutôt qu'un risque, un levier de développement plutôt qu'une source de conflits, tout en préservant les intérêts des générations futures.
La représentante de l'UNICEF a réaffirmé l'engagement de son institution à accompagner le gouvernement tchadien et l'ensemble des partenaires dans ce processus. Elle a par ailleurs remercié le Royaume-Uni, à travers son ministère chargé des Affaires étrangères, dont l'appui a permis l'organisation de cet atelier.
De son côté, la directrice générale des Ressources en eau, Fatimé Hassan, a précisé que cette rencontre a pour objectif d'élaborer un plan d'action concerté permettant d'améliorer la gouvernance des eaux souterraines au Tchad. Elle a expliqué que les travaux permettront d'établir une compréhension commune de la situation des eaux souterraines dans le pays, d'identifier les principaux enjeux de gouvernance influençant leur gestion et de définir les activités nécessaires à la mise en œuvre des actions retenues. Selon elle, les résultats de l'atelier seront consignés dans un rapport détaillant les principaux points de discussion ainsi que dans une note d'orientation technique intégrant les conclusions de l'évaluation exploratoire nationale 2026 sur les risques liés aux eaux souterraines.
L'atelier réunit environ cinquante participants représentant les autorités nationales de l'eau, les ministères sectoriels, les organisations régionales, les partenaires techniques et financiers, les agences des Nations unies, les ONG, le secteur privé, les groupes d'usagers et les experts académiques. Les échanges devront aboutir à des recommandations concrètes pour une gestion plus efficace, inclusive et durable des eaux souterraines au Tchad.