Le Tchad importe sa farine, son sucre, son gaz : la dépendance alimentaire chiffrée

Les statistiques douanières tchadiennes de 2025 mettent en lumière une réalité préoccupante : les produits alimentaires de base et énergétiques dominent les importations d'un pays enclavé, exposé à chaque rupture de la chaîne d'approvisionnement mondiale.

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Le Tchad importe sa farine, son sucre, son gaz : la dépendance alimentaire chiffrée
Sucre. Illustration. © Pixabay

Farine, sucre, butane : le trio de la vulnérabilité

Le premier produit importé par le Tchad en 2025 n'est ni un équipement industriel ni une technologie de pointe. C'est de la farine de froment : 79,1 milliards de FCFA, soit 7,9 % des importations totales, pour 519 792 tonnes. Derrière vient le sucre raffiné de canne ou de betterave : 47,9 milliards de FCFA (4,8 %) pour 220 947 tonnes. En troisième position, les butanes liquéfiés : 35,0 milliards de FCFA (3,5 %) pour 34 560 tonnes.

Ces trois produits, à eux seuls, représentent près de 163 milliards de FCFA d'importations, soit 16,3 % du total. Ce sont des produits de première nécessité, consommés quotidiennement par des millions de Tchadiens, et dont le pays ne produit pas suffisamment pour couvrir ses besoins. Cette dépendance n'est pas nouvelle, mais les chiffres de 2025 lui donnent une réalité comptable difficilement contestable.