Meurtres d’orpailleurs au Tchad : un survivant accuse, le chef de race nie toute implication
Un chef de race est accusé de complicité dans le massacre d'orpailleurs au Tchad. Le tribunal de N’Djaména a renvoyé l'affaire pour permettre l'audition de témoins supplémentaires.
Par Ahmad Youssouf Ali
L'affaire des meurtres perpétrés contre des orpailleurs a été examinée ce mardi 21 juillet 2026 devant le tribunal de grande instance (TGI) de N’Djaména. Un chef de race et un commanditaire présumé ont été auditionnés par la cour.
Selon le récit d’un survivant, qui était également témoin à la barre, le groupe d’orpailleurs comptait quitter Ngouri pour se rendre à Abéché. Ils transportaient avec eux 40 kilogrammes et 25 grammes d’or. Avant de poursuivre leur route, ils ont passé la nuit chez le chef de race, aujourd’hui mis en cause. Le témoin a affirmé que ce dernier les avait interrogés à trois reprises sur leur itinéraire et leurs activités. Il a précisé que c’est précisément au cours de cette nuit passée chez lui que le groupe a subi une violente attaque. Plusieurs d’entre eux ont succombé, et la précieuse cargaison d’or a été emportée par les assaillants.
De son côté, le chef de race, qui comparaît en tant que prévenu, a catégoriquement nié les faits. Il a déclaré avoir été lui-même enlevé du Tchad après le drame et avoir subi des tortures au Niger, rejetant toute implication dans le massacre.
À l’issue des auditions des deux parties, le président du tribunal a décidé de renvoyer l’affaire à une date ultérieure. Cette décision vise à permettre la manifestation de la vérité, ainsi que la comparution de témoins supplémentaires jugés essentiels à l’instruction du dossier.