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Occupation anarchique des réserves de l'État : le ministre Mahamat Assileck hausse le ton à N'Djamena

En visite dans le 1er arrondissement de N'Djaména, le ministre de l'Urbanisme, Mahamat Assileck Halata, a mis en garde contre l'occupation illégale des réserves de l'État.

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Occupation anarchique des réserves de l'État : le ministre Mahamat Assileck hausse le ton à N'Djamena

Par Ahmad Youssouf Ali

Le ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat (MATUH), Mahamat Assileck Halata, a effectué ce lundi 17 août 2026 une descente de terrain dans le 1er arrondissement de N’Djaména. Cette visite visait à constater la situation de trois sites relevant du domaine public et des réserves de l’État, occupés de manière irrégulière.

Sur les trois sites inspectés, le ministre a relevé des situations distinctes : deux d’entre eux font l’objet d’occupations fondées sur des décisions de justice, tandis que le troisième serait occupé sur la base d’une prétendue autorisation délivrée par le ministère de l’Environnement. À Milezi, un occupant a présenté des documents censés justifier cette occupation. Le ministre a immédiatement instruit ses services pour qu’ils procèdent à la vérification de l’authenticité et de la conformité de ces pièces.

Dans la foulée, Mahamat Assileck Halata a indiqué avoir échangé avec le ministre de l’Environnement, lequel lui aurait confirmé que son département n’avait accordé aucune autorisation pour l’implantation d’un restaurant sur le site en question.

« Le principe est clair : les réserves et les domaines de l’État doivent être protégés. Aucune occupation anarchique ni construction en dur ne saurait y être tolérée », a martelé le ministre, insistant sur l’impératif d’équité devant la loi pour tous les citoyens.

Il a également dénoncé les pratiques consistant à utiliser des décisions de justice pour créer des faits accomplis sur le patrimoine foncier de l’État. Pour y remédier, il a plaidé pour un renforcement de la coordination entre les services techniques du MATUH et la justice, en particulier à travers les chambres foncières récemment mises en place pour traiter les litiges fonciers.

« Ce qui est à l’État revient à l’État », a réaffirmé le ministre, tout en garantissant que chaque dossier sera examiné minutieusement, au regard des documents présentés et du droit en vigueur.

À l’issue de cette descente, le ministre a chargé le secrétaire général du MATUH et le maire du 1er arrondissement d’examiner le dossier relatif au site contesté et de prendre toutes les mesures qui s’imposent.

Cette opération s’inscrit dans la volonté affichée du MATUH de renforcer la protection des réserves et du patrimoine foncier public, tout en mettant un terme aux occupations irrégulières et aux dérives susceptibles de nuire à une gestion rigoureuse du foncier.

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