Santé maternelle au Tchad : Le projet OASIS promeut le misoprostol

Le projet OASIS au Tchad renforce l'usage du misoprostol pour prévenir les hémorragies post-partum, lors d'un atelier réunissant experts et responsables de santé. Objectif : réduire la mortalité maternelle.

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Santé maternelle au Tchad : Le projet OASIS promeut le misoprostol

Par Abdel-Nasser

Réunis lors d’un atelier de haut niveau, experts, responsables de santé et partenaires du projet OASIS ont réaffirmé le rôle crucial du misoprostol dans la prévention des hémorragies du post-partum et la sécurisation des soins après avortement. La cérémonie, organisée par le Ministère de la santé publique, s'est tenue le 25 juin 2026 à la bibliothèque nationale de N'Djamena.

« Aucune femme ne devrait perdre la vie en donnant la vie. » C’est sur ce rappel poignant, empreint d’urgence et d’humanité, que Mme DOUGSSA Rita, Responsable du Projet OASIS, a ouvert, le 25 juin, un atelier de plaidoyer déterminant consacré à la santé maternelle au Tchad.

Alors que les hémorragies du post-partum demeurent l’une des principales causes de décès maternels évitables dans le pays, la communauté scientifique et les acteurs de la santé publique se mobilisent pour consolider l’usage du misoprostol.

Un médicament stratégique face à un défi majeur

Malgré les efforts consentis par l’État et ses partenaires, le taux de mortalité maternelle reste un défi de santé publique persistant. Pour Mme DOUGSSA Rita, le misoprostol s’impose comme une solution pragmatique et efficace.

« Son efficacité, sa facilité d’administration, sa stabilité dans des contextes où la chaîne du froid est limitée et son accessibilité en font un médicament stratégique », a-t-elle souligné. Utilisé depuis vingt ans à travers le monde, ce médicament est aujourd'hui une clé de voûte pour réduire les complications liées à l’accouchement et améliorer la qualité des soins après avortement (SAA).

Cet atelier constitue une étape opérationnelle. Faisant suite à une première concertation, cette rencontre vise à transformer les recommandations scientifiques en actions durables sur l’ensemble du territoire tchadien, ont souligné les organisateurs.

Les axes prioritaires définis par le projet OASIS pour les prochaines échéances incluent :

- La formation des professionnels de santé sur la base de données probantes.
- Garantir un accès continu au misoprostol, tant dans les structures sanitaires que dans les interventions communautaires.
- Uniformiser les protocoles de prise en charge pour garantir une équité dans la qualité des soins, partout au Tchad.

Durant ces deux journées de travaux, les participants — parmi lesquels figuraient les représentants des ordres des gynécologues et des sages-femmes — devront définir des mécanismes de suivi rigoureux. L'objectif est de transformer les engagements pris en résultats mesurables.