Tchad : l'insalubrité, quand chacun attend la mairie

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Tchad : l'insalubrité, quand chacun attend la mairie

Par Mahamat Ouda ousmane

Dans la plupart des villes du Tchad, les rues se transforment en dépotoirs. Pourtant, la salubrité ne peut pas être l'affaire d'une seule institution.

Il suffit d'une pluie pour que les caniveaux débordent. À Kélo, comme dans beaucoup d'autres villes du Tchad, les sachets plastiques, bouteilles et ordures ménagères jonchent les rues et les caniveaux. Le décor est partout le même : des tas de déchets sales qui s'accumulent au bord des routes, devant les marchés, parfois à quelques mètres seulement des concessions.

Dans les quartiers, une idée persiste : la salubrité serait uniquement l'affaire de la mairie. Pourtant, on oublie souvent que l'assainissement de notre environnement est une responsabilité collective. Lorsqu'une population entretient son cadre de vie, elle contribue non seulement à la propreté de la ville, mais aussi à sa propre santé et à celle de son voisinage. Elle facilite également les déplacements à travers les quartiers et réduit les risques de blessures causées par les tessons de verre et autres objets dangereux.

La population tchadienne est appelée à entretenir son entourage, à gérer correctement ses déchets et à les déposer dans les lieux indiqués afin d'éviter la prolifération des moustiques et la propagation de nombreuses maladies.

Il est également important d'initier des journées de salubrité à travers les associations, les groupements et les clubs d'amis des différents quartiers. Une telle mobilisation citoyenne pourrait contribuer à rendre nos villes plus propres et à prévenir les inondations qui affectent certaines localités chaque année.

La salubrité est l'affaire de tous. Attendre uniquement l'intervention de la mairie ne suffira pas à construire des villes propres, saines et agréables à vivre.