Violences conjugales à N’Djamena : un militaire accusé de la perte du fœtus de son épouse
Un militaire tchadien est accusé de violences ayant entraîné la perte du fœtus de son épouse. L'audience a été reportée en raison de l'absence du plaignant.
Par Ahmad Youssouf Ali
Déféré ce mardi 21 juillet 2026 devant le tribunal de grande instance de N’Djaména, un militaire, placé en garde à vue à la maison d’arrêt de Klessoum, est accusé de violences ayant entraîné la perte du fœtus de son épouse enceinte. Le beau-frère de la victime affirme que l'acte a été commis sous l’emprise de l’alcool, mais le militaire conteste fermement les faits. L’audience a été reportée en raison de l’absence du plaignant.
L’affaire, jugée ce mardi, met en lumière un drame familial au sein d'un couple marié depuis quinze ans. Selon la plainte déposée par le frère de la victime, le militaire serait rentré ivre de son service, et une altercation verbale aurait dégénéré en violences physiques. Son épouse, alors enceinte à terme, aurait été rouée de coups, entraînant la perte du fœtus dans les heures suivantes.
Dans sa déposition, le plaignant affirme que cette scène de violence n’est pas un fait isolé, mais s’inscrit dans un contexte de tensions récurrentes, malgré les quinze ans de vie commune du couple.
Le militaire, en garde à vue à la maison d’arrêt de Klessoum, a nié toute implication. Devant la cour, il a affirmé n’avoir jamais été ivre lors de la dispute avec sa femme et a rejeté les accusations de coups et blessures ayant entraîné la perte de l’enfant. Il a également contesté la version de l’accusation concernant son état d’ivresse au moment des faits.
À l’issue des débats, le tribunal a constaté l’absence du plaignant, partie civile essentielle dans ce dossier. En conséquence, l’audience a été renvoyée à une date ultérieure pour permettre la comparution de ce dernier et la poursuite des investigations.
Cette affaire soulève une fois de plus la question des violences faites aux femmes au Tchad, particulièrement pendant la grossesse, et du rôle des autorités judiciaires dans la protection des victimes. Le prochain rendez-vous judiciaire devrait permettre d’entendre la version du plaignant et de l’épouse afin d’éclairer les circonstances exactes de ce tragique événement.