Advienne que pourra...

Pour une transition pacifiée en RDC


Rédigé le Dimanche 16 Octobre 2016 à 18:36 | Lu 3651 fois | 0 commentaire(s)
Gaspard-Hubert Lonsi Koko
Essayiste réformiste et romancier, auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles,... En savoir plus sur cet auteur


La République Démocratique du Congo est en train de vivre l’un des moments les plus décisifs de son existence, en tant que pays jouissant de la reconnaissance internationale. Les difficultés, lesquelles risquent d’hypothéquer à jamais la cohésion nationale, sont dues à l’incapacité du gouvernement en place à Kinshasa à organiser les élections dans le délai constitutionnel et la volonté manifeste du président de la République sortant se maintenir au pouvoir en violation de la Constitution il doit être le garant. 

Un Dialogue faussé d’avance 

Pour parvenir à ses fins, au risque de braver des populations congolaises enclines à une vraie alternance politique, le président de la République sortant a initié les assises d’un Dialogue politique national, composées de ses affidés et des opposants ne représentant nullement l’opposition dans toute sa diversité, dont les résolutions finales lui permettront de contourner la Loi fondamentale. En effet, fruit des concertations à caractère exclusif, celles-ci ne pourront qu’amplifier davantage l’impasse politique dans laquelle se trouve la République Démocratique du Congo. Pis encore, à court ou moyen terme, le désaccord sur l’interprétation des dispositifs constitutionnels relatifs à l’organisation de l’élection présidentielle et à la situation du président de la République sortant risquerait d’aboutir à un soulèvement populaire avec tout ce que cela pourrait comporter comme dégâts collatéraux néfastes à l’Afrique centrale et à la région des Grands Lacs. 

Une bipolarité contre-productive 

Pris en otage par l’affrontement bipolaire mettant en scène les partisans du président de la République sortant et ceux du Rassemblement réunissant quelques partis politiques de l’opposition, les populations congolaises risquent d’être les éternels dindons de la farce. N’est-ce pas l’herbe qui en souffre lors deux deux éléphants se battent ? Pour épargner la souffrance au peuple congolais et sauver la démocratique, il faut mettre en urgence un terme à cet affrontement contre-productif pour tendre vers une voie salutaire, l’objectif étant une transition pacifiée en vue des élections crédibles et de la stabilisation de la République Démocratique du Congo. Ainsi une troisième voix s’impose-t-elle d’emblée, l’objectif étant une complémentarité constructive. 

Une transition pacifiée 

Déjà partisan d’un dialogue républicain inter-congolais, l’Alliance de Base pour l’Action Commune (ABACO) propose une Feuille de route et une Charte pour la transition en République Démocratique du Congo (voir la pièce jointe). Ainsi, fort de son passé historique, l’ABACO se propose de jouer son rôle en vue de la réconciliation des populations congolaises, de la stabilité du pays, d’un État de droit et d’une démocratie garante des institutions républicaines. 

Gaspard-Hubert LONSI KOKO 
Premier Vice-Président de l’Alliance de Base pour l’Action Commune (ABACO) 
 



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