Advienne que pourra...

Dangereuse comédie à Bamako
La charmante Malienne vida d’une traite, la tristesse dans l’âme, le verre de whisky que l’on venait de lui tendre. Elle remercia ensuite l’employé de l’Évasion, l’un des dancings mythiques de la capitale malienne, et sortit après avoir posé le contenant sur le comptoir. Une fois dehors, l’air chaud fouetta brutalement le visage de la Bamakoise qui eut l’im­pression d’avoir la tête lourde. Le malaise s’accentuait au fur et à mesure qu’elle marchait. À un moment donné, elle fut en proie au vertige. La nausée l’indisposa. Le whisky était-il empoisonné ? Tout à coup, le vide s’installa dans son esprit et ses jambes la lâchèrent. Elle s’écroula. Non loin de là, les derniers fêtards eurent l’impression qu’une très forte lumière s’extirpa de la masse corporelle qui était allongée à même le sol et se dirigea, en tourbillonnant, vers le haut pour dispa­raître dans le ciel noir et très étoilé. Ainsi Aïssata Camara rendit-elle l’âme. Elle ne danserait plus jamais au Calao, au Mandingo ou au Yanga. Adieu l’artiste !
Pendant ce temps, dans la villa du quartier huppé de l’Hippodrome, François Piantoni et Aminata Dembélé furent très surpris de revoir l’Homme Noir, en pleine forme, et l’un de ses acolytes que l’on avait pourtant enfermés, bien ligotés, dans la cave. La Malienne et le Corse tentèrent de s’enfuir, mais ils n’eurent pas le temps d’ouvrir la porte…
Quelque chose lui avait échappé, se dit Roger Dercky. La dan­seuse de Bamako était-elle l’un des maillons de cette chaîne infer­nale ? Était-il manipulé, depuis le début ? Dans l’affirma­tive, pour quelle finalité ? Mamadou Diawoura était-il réellement kidnappé ?

Titre : Dangereuse comédie à Bamako
Auteur : Gaspard-Hubert Lonsi Koko
Editeur : L'Atelier de l'Egrégore
genre : polar
Parution : 22 juin 2018
Papier : https://atelieregregore.selz.com/item/dangereuse-comedie-a-bamako-papier
Numérique (ePub) : https://atelieregregore.selz.com/item/dangereuse-comedie-a-bamako

Le droit de vote et d’éligibilité de la diaspora en RDC
Selon plusieurs sources officielles, la participation de la diaspora au processus électoral en cours en République Démocratique du Congo pourrait être compromise. En effet, à cause « des contraintes techniques et de faisabilité », les Congolais de l’étranger risquent de ne pas participer aux éventuelles élections du 23 décembre 2018.
La direction Europe de l’Alliance de Base pour l’Action Commune (ABACO) dénonce avec fermeté la tentative de violation des articles 11, 12, 13 et 66 de la Constitution du 18 février 2006 relatifs à la dignité et à l’égalité en droits, à l’égale protection des lois, à la non-discrimination des Congolais en matière d’éducation et d’accès aux fonctions publiques, ainsi qu’au respect mutuel. Ainsi rappelle-t-elle que le droit de vote et d’éligibilité des Congolais de l’étranger reste la condition sine qua non en vue de la légitimité des prochains scrutins présidentiel et législatifs.
En conséquent, l’ABACO Europe exige le recensement des Congolais de l’étranger, conformément au calendrier adopté par la CENI, et la création des circonscriptions électorales pour des députés et sénateurs de la diaspora.
 
Fait à Paris, le 23 mai 2018
 
Pour la direction Europe de l’Alliance de Base pour l’Action Commune (ABACO),
Gaspard-Hubert Lonsi Koko
Premier Vice-Président de l’ABACO

Une quatrième République au Congo-Kinshasa ?
Dans cette interview, Gaspard-Hubert Lonsi explique les raisons relatives à la publication de son dernier ouvrage intitulé Le Congo-Kinshasa en quelques lettres . Ainsi avance-t-il des arguments d’ordre à la fois militant et patriotique.
 
Pourquoi le Congo-Kinshasa en toutes lettres ?
J’ai surtout voulu livrer aux lecteurs, notamment aux Congolais et aux amis de la République Démocratique du Congo, mes impressions sur un pays qui nous est très cher. J’ai estimé que le voyage, à travers les lettres, pourrait être pédagogiquement l’approche la mieux adaptée à la compréhension de différentes problématiques auxquelles sont confrontées les forces vives nationales, qu’ils s’agissent de simples citoyens, d’acteurs politiques ou économiques.
 
Existe-t-il un lien entre la sortie de votre et livre et les échéances électorales ?
Plus précisément, vous voulez savoir s’il est question d’un programme électoral en vue d’une éventuelle élection présidentielle ? Vous vous demandez, sauf incompréhension de ma part, si je suis en train de préparer subtilement ma candidature à la magistrature suprême en République Démocratique du Congo ?
 
Tout à fait…
Au-delà du fait d’être essayiste et romancier, donc auteur, je suis un militant politique. Ce n’est un secret pour personne. La notion que j’ai d’une élection, locale ou nationale, réside avant tout dans le projet de société que l’on compte défendre en vue du plus grand bienfait d’une entité communale, territoriale ou étatique, et non dans la désignation d’un individu. La personnalisation du pouvoir n’ayant jamais été ma tasse de thé, j’ai toujours respecté la logique selon laquelle la charrue ne doit pas être mise avant les bœufs. Le projet d’abord, l’individu qui le portera ensuite. Je n’ai nullement l’intention de m’adonner au culte de la personnalité qui est la conception naturelle de toute personne aux fibres dictatoriales.
 
Votre livre est-il, oui ou non, un projet politique en vue de l’élection présidentielle ?
Je suis le Premier Vice-Président de l’Alliance de Base pour l’Action Commune, ABACO en sigle. À ce titre, je suis le principal rapporteur du programme politique pour un Congo économiquement viable et politiquement démocratique, lequel est intitulé Les 10 propositions pour la République Démocratique du Congo. Il reviendra donc à l’ABACO le moment venu de désigner, encore faut-il que les élections puissent être programmées, ses candidats aux différents scrutins.
Dans mon dernier ouvrage, à savoir Le Congo-Kinshasa en quelques lettres, je me contente de décliner la vision politique que tout citoyen peut éprouver, à une étape de son parcours terrestre, pour la terre de ses ancêtres. J’ai voulu seulement réfléchir sur la vraie dimension politique, ainsi que le souffle nouveau qu’un individu peut insuffler dans les rouges administratifs et territoriaux d’un pays que d’aucuns souhaitent vivement le morcellement. Mon dernier ouvrage suscite l’espoir en vue de la résolution d’une situation catastrophique qui, amplifiée par la complicité des acteurs nationaux et régionaux, tire en réalité sa source de l’extérieur du continent africain. Le salut de la République Démocratique du Congo passera forcément, j’en suis conscient, par une alternative politique en vue d’une IVe République.
 
Propos recueillis par Charlotte de Courchevel

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