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INTERVIEW

Tchad : Sidick Mahamat Kossi veut propulser la Société Nationale d'Electricité (SNE)


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 1 Avril 2021

Diplômé en gestion des ressources humaines et ancien fonctionnaire dont notamment au sein des ressources humaines à l’ex-ONDR et Président de « l’Association des Abris sans Frontières », Sidick Mahamat Kossi, se donne pour ambition de redonner ses lettres de noblesses à la Société Nationale d’Électricité (la « SNE »). Son objectif, non pas des plus simples, est de redresser l’image de la SNE à l’égard du public consommateur et d’apporter des solutions définitives aux problèmes de délestages et d’absence de couverture électrique dans tout l’étendue du territoire du pays.


Tchad : Sidick Mahamat Kossi veut propulser la Société Nationale d'Electricité (SNE)
Diplômé en gestion des ressources humaines et ancien fonctionnaire dont notamment au sein des ressources humaines à l’ex-ONDR et Président de « l’Association des Abris sans Frontières », Sidick Mahamat Kossi, se donne pour ambition de redonner ses lettres de noblesses à la Société Nationale d’Électricité (la « SNE »). Son objectif, non pas des plus simples, est de redresser l’image de la SNE à l’égard du public consommateur et d’apporter des solutions définitives aux problèmes de délestages et d’absence de couverture électrique dans tout l’étendue du territoire du pays.
 
Jeune, formé, et visionnaire, Sidick Mahamat Kossi, ambitionne de diriger un jour la SNE afin d’y apporter sa contribution ambitieuse dans l’histoire de cette société aux multiples débats et controverses. Si les moyens matériels ont pu être déployés sur le terrain, elles restent insuffisantes pour alimenter l’ensemble du territoire national.
 
Afin de comprendre sa vision et ses objectifs liés à la SNE, Sidick Mahamat Kossi nous a accordé une interview exclusive :
 
Monsieur Sidick Mahamat Kossi (« SMK »), pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs et nous donner une idée précise sur votre parcours ?
 
SMK : Je tiens tout d’abord à remercier Alwihda Info, de m’avoir donné l’opportunité de m’exprimer dans votre média en ligne. Je m’appelle Sidick Mahamat Kossi, j’ai effectué mes études à Abéché jusqu’à l’obtention du baccalauréat et j’ai effectué mes études supérieures au Burkina Faso dont ma première année à l’université Adam Barka d’Achébé (UNABA). J’ai ensuite été intégré au Ministère de l’Agriculture et de l’Irrigation avant de faire mes premiers pas au sein de l’ancienne structure de l’ONDR dans les ressources humaines où j’ai occupé différents postes.
 
Vous souhaitez apporter votre contribution à la tête de la SNE. Quelles sont vos motivations et pourquoi la SNE vous intéresse-t-elle ?
 
SMK : Bien que mes compatriotes, tchadiennes et tchadiens connaissent déjà la Société Nationale d’Électricité, il me semble important de rappeler comment fonctionne cette entreprise étatique et ce qu’elle est capable de produire sur le plan national.
 
Cette société à capitaux de l’État a tout d’abord été créée en 2011, à l’issue de la scission de la Société tchadienne de l’eau et de l’électricité (STEE). Elle est une entreprise sous tutelle du Ministère du Pétrole et de l’Énergie et demeure la seule structure apte à distribuer de l’électricité dans l’étendue du territoire national. Là où les infrastructures le permettent.
La SNE est donc le principal opérateur public du secteur et assure la production et la distribution de l’électricité dans les principales villes suivantes : N’Djamena, Moundou, Abéché, Bongor, Doba, Sarh et Faya Largeau.
 
Malgré les moyens matériels colossaux mis sur la table par le Chef de l’État, durant toutes ces dernières années, les derniers chiffres démontrent qu’en moyenne, seul 5,5% de la population tchadienne a accès à l’électricité et que 80% environ de l’électricité est distribuée à N’Djamena. Aussi, faut-il noter que le taux d’accès à l’électricité est globalement de 11% en milieu urbain et de 2% en milieu rural. Ces chiffres placent le Tchad parmi les pays les plus mal desservis de la sous-région et dans le monde entier.
 
Nous avons un parc de production composé majoritairement de centrales thermiques diesel coûteux et vétuste, fonctionnant grâce aux groupes électrogènes. Seulement le tiers de la superficie de la capitale est couverte et les pertes techniques restent non-négligeables.
 
Que pensez-vous du sentiment de désolation éprouvé par les consommateurs de la SNE ? La SNE a-t-elle royalement échoué son pari de satisfaire les besoins énergétiques de la population et des entreprises ?
 
SMK : Il existe une règle de principe dans les affaires de manière générale qui place le client consommateur dans une priorité de satisfaction absolue. On dit souvent que le client est « roi ». Ce principe doit être respecté par toute entreprise ambitieuse et, la SNE, qui est une grande entreprise nationale, ne peut y déroger. Elle doit s’aligner sur ce principe et assurer un taux de satisfaction des plus élevés possibles auprès de ses consommateurs, constituant plus ou moins l’intégralité de la population tchadienne. Ainsi, ce n’est ni un secret de polichinelle, ni une entorse au « Board Management » de la SNE, que de dire qu’il y a souvent des coupures de courant et une distribution irrégulière de l’électricité dans certains quartiers plus que d’autres sans parler d’une absence de couverture dans une grande partie du pays. Les consommateurs se plaignent souvent de l’indisponibilité de l’électricité en pleine journée où les besoins énergétiques sont primordiaux tant pour les ménages que pour les entreprises.
 
Je pense particulièrement aux entreprises pharmaceutiques et agro-alimentaires qui doivent assurer et respecter une conservation optimale des produits par la chaîne de froid pour des raisons sanitaires évidentes. Les sentiments de déception souvent partagés par les consommateurs ont donc toute leur légitimité. Le rôle de la SNE est de prendre en considération ces sentiments et d’y apporter des réponses concrètes et de grande envergure sur le terrain.
 
Ceci-étant, il faut reconnaître que la SNE fait face à des difficultés plausibles telles que l’inadéquation des infrastructures mécaniques à la demande de plus en plus croissante et exigeante des consommateurs, les fraudes d’électricité qui coûtent des millions voir des milliards de francs CFA à l’État, chaque année et enfin le faible taux de recouvrement des créances de factures. Sans surprises, la SNE se retrouve d’évidence dans une situation financière déficitaire qui ne lui permet pas d’honorer elle-même ses créanciers que sont les entreprises de production d’électricité sous contrat avec la SNE. Puisqu’il faut savoir que la SNE n’est plus la seule entreprise productrice d’électricité et à ce titre, afin de satisfaire au mieux la demande d’énergie, elle doit honorer l’offre d’énergie en faisant appel à de telles entreprises locales ou étrangères, qui ont une certaine capacité de production à nous vendre. C’est tout un secteur qui nécessite une bonne régulation et une bonne gouvernance pour un résultat satisfaisant de haut en bas. Là encore, c’est dire que le plus gros problème de la SNE réside aussi dans sa capacité à attirer les investissements étrangers et les financements stratégiques.
 
On entend souvent une incompréhension de la population tchadienne qui critique la mauvaise gouvernance de la SNE. La question qui revient souvent dans les débats est celle de savoir, pourquoi le Tchad qui est un pays pétrolier, n’a pas réussi à assurer une couverture énergétique optimale sur toute l’étendue du territoire depuis 2003 ?
 
SMK : Il est vrai que le Tchad exploite son pétrole depuis 2003 et regorge d’énormes ressources pétrolières aussi bien que d’autres ressources souterraines comme l’uranium par exemple qui constitue en occident, une véritable solution énergétique. Sauf que si la SNE est principalement dépendante du diesel pour alimenter les groupes électrogènes vétustes, la véritable difficulté ne se trouve pas dans la disponibilité du carburant diesel mais dans la vétusté des groupes. Les groupes électrogènes n’ont donc rien à voir avec le pétrole exploité puisque le carburant n’est pas véritablement le problème. Vous comprenez ce que je veux dire ?
 
Beaucoup de gens déplorent que les recettes pétrolières n’aient pas été utilisées dans une solution énergétique définitive. Pourtant, le Chef de l’État a travaillé dur ces dernières années pour trouver les meilleures solutions avec notamment la construction de centrales électriques et le rapprochement d’investisseurs étrangers. Ensuite, nous avons été touchés par le terrorisme qui a nécessité que l’État y concentre une grande partie de son budget pour nous protéger. Je ne peux donc pas critiquer les choix opérés par le gouvernement à ce niveau-là (…).

Si un décret présidentiel vous propulse à la tête de la SNE, quels seraient vos grands chantiers et projets que vous mettriez en œuvre pour résoudre définitivement la crise énergétique tchadienne ?
 
SMK : Je serai très honoré de me voir confier les rênes d’une grande entreprise comme la SNE. En tant que jeune, compétent et ambitieux, j’ai à cœur de saisir cette opportunité que le Chef de l’État tend à cette jeunesse tchadienne dont je suis fier d’en faire partie. Je veux rendre service à mon pays (…). Ce serait une mission exaltante pour moi que de participer au redressement de la SNE et à son rayonnement.
 
L’enjeu est de taille car il faut aller chercher cette satisfaction tant attendue des consommateurs tchadiens et de la population en générale. Les grandes décisions que je ne prendrai certainement pas seul, seront précédées au préalable d’un bilan complet d’activité de la SNE. Il est important de comprendre nos failles tout en écoutant et en se concertant (…) puis opter pour les solutions alternatives et innovantes qui s’offrent à nous.
 
La bonne gouvernance de l’institution constituera mon premier grand chantier. J’ai conscience que la grandeur de la SNE ne dépendra plus que d’elle-même mais aussi de ses partenaires techniques et financiers, de sa clientèle, des ressources internes, et du gouvernement représentant l’État tchadien en sa qualité d’actionnaire. Pour que cette pluralité d’acteurs puisse s’exprimer dans le seul intérêt supérieur de la SNE, le bon fonctionnement optimal de la société doit être de mise. Elle se traduit par une bonne répartition des pouvoirs au sein de la structure, pour une meilleure prise de décision à tous les niveaux et une meilleure écoute des attentes des consommateurs.
 
Je veux mettre en place un meilleur pilotage global de la SNE avec des mécanismes de coordination, de suivi et de contrôle des risques liés à la production et à la distribution de l’énergie électrique. Cette bonne gouvernance se traduit aussi par une lutte efficace contre les fraudes massives qui altèrent la qualité de notre réseau de distribution électrique. Cette lutte doit aussi s’exprimer par une concertation fructueuse sur la baisse des tarifs au compteur électrique. Elle s’exprime aussi par la sensibilisation des consommateurs et de la population en générale et non pas que par le pouvoir de sanction.
 
Cette bonne gouvernance donne ensuite lieu au deuxième chantier crucial de la co-production de l’électricité. A ce niveau-là, nous devons être très ambitieux. Nous sommes dans le millénaire de l’énergie verte et du développement durable, qui représente d’ailleurs deux des 17 objectifs de développement durable (7 et 13) pour un monde meilleur selon les nations unies. Nous savons maintenant que la production issue des groupes électrogènes de la SNE sont très polluants en plus d’être des infrastructures inadaptées. C’est le moment ou jamais de privilégier la production d’énergie solaire, puisque nous avons l’un des meilleurs taux d’ensoleillement au monde sur une année civile. Ces solutions-là, remplaceront progressivement nos capacités actuelles polluantes et inadaptées.
 
Le Cameroun s’est appuyé sur un de ses grands atouts géographiques avec les eaux fluviales de Nachtigal, pour construire une grande centrale hydroélectrique au coût d’un milliard de dollars avec une capacité de 420 mégawatts (MW), soit près de 555 milliards de FCFA et un barrage principal de 1455 mètres de long. La mise en service s’effectuera en 2022. Ce type de projet a été mis en place avec l’appui financier sous forme de prêt de plusieurs banques étrangères et locales. L’actionnariat de la société exploitante NHPC (Nachtigal Hydro Power Company) inclut la participation minoritaire de la société française « Électricité de France » (EDF). Ce type de montage représente un gage de garanties efficaces sur lequel j’y reviendrai peu après.
 
Ensuite, j’aimerai revenir sur la co-production industrielle de l’électricité. Le gouvernement tchadien a pris la bonne décision d’ouvrir la production énergétique de sorte à compléter les capacités de production de la SNE. Cette dernière se réserve tout de même le monopole de distribution et le droit de donner ou non les autorisations nécessaires.
 
C’est très intéressant que d’autres sociétés étrangères ou même locales puissent apporter leur aide en produisant sur place et en nous vendant de l’électricité que nous réinjecterons ensuite dans le réseau national de distribution. Je pense sincèrement qu’il faut encourager cette co-production et s’enrichir de la diversité des offres présentées par les industries du secteur.
 
Si une entreprise étrangère souhaite s’implanter au Tchad et nous produire de l’électricité avec des critères de qualités que j’ai expliqués avant, alors il faut leur donner le ticket d’entrée dans notre marché de l’énergie. Ça se fait sans trop de difficulté avec les contrats de production et de vente entre la SNE et ce type de partenaire. Il faut aussi encourager la diversité des modes de production afin qu’elles soient les moins polluantes possibles (…) je veux ici parler des différentes énergies hydrauliques, solaire et éolienne.
 
Enfin, si on veut attirer les investisseurs étrangers et producteurs électriques, nous devons leur offrir de meilleurs avantages fiscaux et être en mesure d’honorer leurs créances de production dans la durée.
 
L’avant dernier chantier qui me tient le plus à cœur, puisque l’argent constitue le nerf de la guerre pour tout dirigeant d’entreprise publique ou privée, c’est le financement de nos projets de production et de distribution électrique. Si la co-production doit être encouragée, la SNE doit s’investir davantage dans la production propre de masse et la distribution de qualité. Ce que nous voulons plus que tout, c’est éradiquer la crise énergétique face à laquelle la SNE a toujours fait face. La seule et grande solution majeure qui s’ouvre et qui nous permettra de tourner définitivement ces mauvais souvenirs de délestage et qualité réseau, est l’accès aux financements.
 
Comment accéder aux financements ? que proposez-vous pour que la SNE puisse bénéficier des financements nécessaires à la réalisation de ses grands projets que vous envisagez ?
 
SMK : Il existe plusieurs solutions pour financer les projets de la SNE. Pour produire plus et mieux distribuer, il nous faut de plus grandes centrales et de nouvelles infrastructures comme évoquées en amont. Ça demande beaucoup d’argent.
 
Je proposerai de mettre en place une stratégie de financement qui consiste à limiter les coûts pour les finances publiques de l’État tchadien et réduire au maximum son intervention sur le plan de l’investissement public. Il est temps pour la SNE de se tourner vers des produits de financement de qualité.
 
Qu’entendez-vous par les produits de financement de qualité ?
 
SMK : Justement j’y viens. J’entends par là, que pour mobiliser plus rapidement les financements nécessaires aux activités et projets de la SNE, il est judicieux de recourir à la fois au financement bancaire et au financement de marché par la dette. Il existe trois solutions complémentaires l’une à l’autre.
 
Premièrement, la SNE doit emprunter auprès d’un pool bancaire intéressé par nos projets et composé de banques et institutions financières locales et étrangères. Pour convaincre les prêteurs, il sera nécessaire de monter un comité spécifique chargé d’élaborer les documents nécessaires aux fins de communication (business plan, « term-sheet », etc…).
 
Deuxièmement, nous allons étudier les possibilités de mobiliser de la dette auprès des places boursières régionales et internationales. Au niveau de la CEMAC, nous avons la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale (« BVMAC »), qui est capable de nous fournir les financements complémentaires nécessaires. Ainsi, il sera question pour la SNE, de procéder à une ou plusieurs émission(s) obligataire(s) auprès des prestataires de services d’investissement (PSI). La maturité de la dette se fera sur une échelle de temps de 5 à 10 ans. Bien sûr, il faudra au préalable l’aval et l’autorisation de la COSUMAF (gendarme de la place boursière), pour que la SNE puisse émettre des titres obligataires. Nous devrons ainsi respecter cette procédure cruciale.
 
Aussi, si nous arrivons sur un moyen terme à aiguiser l’appétit des investisseurs à l’égard de la SNE, nous pourrons procéder à une émission d’actions sur les marchés financiers régionales dans un premier temps. Les capitaux mobilisés serviront au financement de l’activité de la SNE.
 
Ensuite, la troisième et dernière solution complémentaire réside dans l’ouverture de notre capital social à des sociétés de production et de distribution d’électricité internationales qui accusent d’une très bonne expertise et expérience en la matière. L’idée est que l’État tchadien conserve ses parts majoritaires mais cède une partie du surplus des titres sociaux détenus au profit d’un nouveau partenaire reconnu dans l'expertise énergétique.
La SNE pourra donc procéder à une offre publique de titres sociaux et choisir le meilleur profil d’entreprise qui impulsera le développement des activités de notre société énergétique.
 
N’est-ce pas un suicide économique pour la SNE, que de recourir à trop d’emprunts alors même qu’elle est déficitaire ? Est-ce que vous pensez que ces dettes pourront être remboursées ?
 
SMK : Vous savez, nous sommes dans une économie soumise à la mondialisation et à la globalisation des marchés. Le marché de la finance est l’outil indispensable à tout développement d’une société. Les grands pays et grandes sociétés ont réussi à murir grâce à la finance. Si nous voulons que la SNE puisse grandir rapidement et réaliser ses grands projets d’investissement pour éradiquer la crise énergétique actuelle, alors nous n’avons pas d’autre choix que de recourir aux outils de financements diversifiés. 
 
Très concrètement, d’une part, les revenus versés et payés par les consommateurs de la SNE devront servir à rembourser les emprunts réalisés auprès des institutions financières. D’autre part, pour que les revenus soient maximisés et en forte croissance, il nous faudra renforcer le recouvrement des créances de factures d’électricité, investir dans la qualité du réseau de distribution et lutter contre les fraudes. A côté de tout cela, l’assainissement des finances déficitaires de la SNE demeurera aussi une des mes priorités. Cela se fera avec une bonne gouvernance d’entreprise et l’exécution d’un plan de redressement de la société.
 
Pour ce qui concerne le redressement de la SNE, nous ne devrions pas avoir peur de procéder à des restrictions budgétaires, se séparer des branches d’activités moins importantes et trop budgétivores et diversifier notre offre de services qui ne doit pas se limiter qu’à la vente d’énergie au compteur. Il faudra donc doter de moyens nécessaires, le management commercial et marketing de la SNE pour repenser tout cela et apporter des innovations concrètes et utiles.
 
Ce serait une erreur d’oublier que la SNE est une entité publique et qu’il pourrait être opportun de conclure une ou plusieurs convention(s) de partenariat public-privé (PPP) avec des prestataires et entreprises du secteur. La SNE n’aura rien à rembourser. Ce seront les redevances inscrites sur un long terme, qui permettront de financer le remboursement des sommes investies.
 
Quel est votre mot de fin ?
 
SMK : Je saisis l’opportunité que le Chef de l’État nous a tendue, celle de prendre notre destin commun en main et de contribuer au développement de notre pays et à l’amélioration des conditions de vie de la population tchadienne. J’aimerai que, nous jeunes, puissions prendre davantage d’initiatives, aussi modestes soient-elles pour propulser les meilleures idées aux cadres et hauts responsables de notre pays. Nous devons aussi prouver que nous sommes capables de prendre la relève et d’assurer la continuité des affaires publiques et ce conformément à toutes les valeurs qui nous tiennent tous à cœur. Je vous remercie.