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Tchad : les précisions du procureur sur le décès du jeune Mbeiguedem


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 17 Mai 2019 modifié le 17 Mai 2019 - 00:32



Le procureur de la République, Youssouf Tom. © Alwihda Info
Le procureur de la République, Youssouf Tom. © Alwihda Info
Le procureur de la République, Youssouf Tom s'est exprimé ce jeudi sur le décès du jeune Richard Mbeiguedem lors d'une garde à vue au commissariat de sécurité publique n°6 à N'Djamena.

"Il s'agit de Mbeiguedem Richard âgé de 25 ans, décédé le 8 mai 2019 à l'hôpital suite à des malaises survenus à son lieu de détention. L'examen physique au service des urgences a noté une hyperthermie. La température était montée à 42,5°C", a déclaré le procureur de la République qui a relevé une altération de la conscience de la victime, une hyperglycémie, une hyperleucocémie, une lécocytose et un test de paludisme positif. 

D'après lui, "à l'autopsie, l'examen externe du corps n'a noté aucun signe de traumatisme. L'examen interne a noté une congestion généralisée de viscères et un estomac vide. L'examen histologique des prélèvements réalisés mentionne une nécrose tubulaire rénale, une obstruction des vaisseaux pulmonaire et une congestion exagérée du foi. Cette hyperthermie serait la cause du désordre métabolique avec une répercussion poly-viscérale. Elle-même serait la conséquence de plusieurs situations."

"Quand la température corporelle dépasse les 42°C, l'atteinte cérébrale est irréversible avec des issues fatales. Conclusion : le décès serait survenu suite à une hyperthermie maligne ayant conduit à une défaillance polyviscréale, insuffisance rénale aigue, altération de la conscience et insuffisance respiratoire", précise Youssouf Tom.

Un appel à la retenue

Le procureur de la République appelle la famille de la victime à "prendre patience". D'après lui, "ce qui est arrivé est déjà arrivé. Il est parti, il ne va plus revenir. Ça nous fait mal tous parce que c'est un être humain, c'est un tchadien qui est parti. C'est douloureux. Il faut vivre la mort pour connaitre la douleur de la mort. Quelqu'un qui n'a pas encore perdu un proche parent, un être cher, ne saurait pas la douleur de la mort."

"La seule chose qui reste pour la famille c'est d'implorer Dieu pour la patience. Sans patience, il n'y aura aucune solution", explique le procureur de la République.