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TCHAD

Tchad : statistiques et analyses sur les télécommunications, le mobile et le haut débit


Alwihda Info | Par Business Wire - 19 Juin 2019 modifié le 19 Juin 2019 - 19:35



(© Images AFP)
(© Images AFP)
Au cours de la dernière décennie, l'économie du Tchad a été dominée par les exportations de pétrole. La chute des prix du produit sur les marchés internationaux a donc nui à la croissance économique. Les difficultés économiques, avec une forte baisse du PIB enregistrée en 2017, ont été exacerbées par les troubles civils et l'afflux de réfugiés des pays voisins. La baisse des recettes a incité le gouvernement à tenter de renégocier les termes des licences ne lui octroyant que 12,5% des recettes provenant des exportations de pétrole. Il s’est également efforcé d’avoir accès aux fonds pétroliers détenus sur un compte séquestre créé par la Banque mondiale et destiné à être libéré. utilisé pour réduire la pauvreté.

Le pays reste l’un des pays les moins développés du continent, alors que l’infrastructure de télécommunication est particulièrement pauvre, avec des taux de pénétration dans tous les secteurs fixe, mobile et Internet nettement inférieurs à la moyenne africaine. Néanmoins, malgré des conditions d’exploitation difficiles, une pauvreté à grande échelle et un faible pouvoir d’achat, le marché des télécommunications au Tchad offre aux investisseurs un potentiel de développement des services compte tenu de la faiblesse de leur base de départ.

La taxe sur les opérateurs de téléphonie mobile a été progressivement augmentée ces dernières années, passant de 4% en 2014 à 7% en 2016. En janvier 2018, elle a de nouveau été augmentée à 9%. Le Trésor en a reçu 4%, le régulateur 2,5%, l'Agence de développement des technologies de l'information et de la communication (ADETIC) 1,5%, l'École nationale des technologies de l'information et de la communication (ENASTIC) 0,6% et ANSCIE 0,4%. En plus de cette taxe, un droit d'accise de 18% a été introduit en 2016 sur les services de télécommunication, ce qui a eu pour effet de réduire l'utilisation par les abonnés et, partant, d'avoir un impact négatif sur les revenus de l'opérateur.

Les deux principaux opérateurs, Tigo Tchad et Airtel Tchad, ont investi dans les infrastructures et sont devenus les principaux fournisseurs de services voix et données. Toutefois, les conditions économiques difficiles du pays, combinées à une taxe sur les services de télécommunication qui a pesé sur les dépenses des clients et, par conséquent, sur les revenus des opérateurs, ont incité ces acteurs à envisager de quitter le marché. La société mère de Tigo Tchad, Millicom International, a entamé des discussions avec Orange Group en avril 2017 et avec Econet en octobre suivant au sujet d'une vente potentielle. En mai 2017, Bharti Aircom a annoncé que le Tchad était l'un de ses marchés régionaux qu'il envisageait de décharger. Tigo Tchad a été vendue à Maroc Telecom en mars 2019, marquant ainsi l'entrée de ce dernier sur un marché qui l'intéresse depuis 2014.

Le secteur de la téléphonie mobile s'est développé régulièrement sous les auspices de Tigo Tchad et Airtel Tchad. Sotel Tchad (ST), opérateur national de téléphonie et de téléphonie fixe, exploite le troisième réseau mobile du pays, Salam Mobile. Salam Mobile est principalement axée sur les services vocaux, car sa dépendance aux technologies GPRS et EDGE n’offre que des services de données mobiles de base. La première licence de téléphonie mobile 3G / 4G du pays a été attribuée en avril 2014.

Le Tchad a finalement eu accès à la bande passante de fibre optique internationale en 2012, mais il lui manque encore une infrastructure dorsale nationale pour prendre en charge des services haut débit efficaces. Cependant, le projet CAB financé par la Banque mondiale a progressé et le Tchad est également partie prenante d'un projet dorsal transsaharien qui reliera un câble à fibres optiques au Nigéria et à l'Algérie. Les investissements dans l'épine dorsale nationale se poursuivent bien que les retards aient freinés les progrès dans plusieurs secteurs.