Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Grand
Petit
Partager
TCHAD

Tchad : un mouvement durcit ses revendications face à la "souffrance du peuple"


Alwihda Info | Par Djibrine Haïdar - 18 Septembre 2019 modifié le 18 Septembre 2019 - 17:25



Tchad : un mouvement durcit ses revendications face à la "souffrance du peuple". © Alwihda Info
Tchad : un mouvement durcit ses revendications face à la "souffrance du peuple". © Alwihda Info
Le porte-parole du mouvement des 12 revendications, Natoi-Allah Ringar, a animé mercredi matin une conférence de presse sous le thème "sauvons le Tchad".

"La situation chaotique et invivable de notre pays le Tchad depuis les 30 années nécessite une politique saine pour le déterrer. Le déterrement du Tchad dépend des leaders de la société civile, les présidents des partis politiques, les religieux, leaders d'opinions et leaders politico-militaires (dialogue)", a indiqué le porte-parole du mouvement.

"La politique au sens absolu du terme est l'art de gouverner la cité en vue d'atteindre ce que l'on considère comme la fin suprême de la société. Elle est l'ensemble des opinions prises collectivement ou individuellement par des leaders politiques, leaders de la société civile, leaders d'opinions, responsables syndicaux ou par le gouvernement d'État dans le domaine relevant de son autorité. Notre lutte pour la transformation d'une nation vise à sauver ces peuples tenus captifs depuis 1990 à nos jours", a estimé le représentant du mouvement.

Il a déploré l'humiliation des journalistes, le détournement des deniers publics, l'étouffement en masse du peuple avec les 16 mesures, le faible taux d'espérance de vie, ou encore le holdup électoral.

"La démocratie Débyenne n'est pas la démocratie prônée par Abraham Lincoln, une démocratie des mains sales dérivée de la dictature par les hommes complices de meurtres, tortures et assassinats", a précisé Natoi-Allah Ringar.

Le mouvement donne un délai de 70 jours au gouvernement pour répondre aux préoccupations du peuple affamé de la liberté. Il demande entre autres la récupération des deniers publics détournés par les cadres et certains commerçants du régime MPS qui sont dans les banques étrangères ; l'éradication immédiate de la cherté de la vie au Tchad causée par le régime ; le rétablissement de la bourse des étudiants tchadiens, la construction des centres de santés dans les lycées collèges et écoles et la mise à disposition des bus pour leurs transports ; l'amélioration sans délai des œuvres universitaires et le rétablissement et le remboursement du salaire intégral des agents de l'Etat.

D'autres points de revendication ont été évoqués. Il s'agit notamment de l'intégration sans discrimination des jeunes diplômés à la fonction publique ; le paiement de tous les coupons des retraites et le dédommagement des victimes du régime de L'UNIR de Hissein Habre ; la démission des députés illégitimes et illégaux de l'Assemblée nationale et l'instauration à la place d'un Parlement provisoire composé des acteurs de la société civile, des leaders politiques et des personnes ressources ; la réformation du Cadre national du dialogue politique (CNDP) pour la consolidation de la démocratie au Tchad et le HAMA afin de permettre aux journalistes tchadiens de jouir pleinement de la liberté de presse.

Par ailleurs, le mouvement demande le droit aux mouvements sociaux, marches pacifiques et sit-in, l'annulation du serment confessionnel, l'installation d'une réelle séparation des pouvoirs ; l'annulation intégrale de la 4ème République qui est un cimetière du peuple tchadien et l'organisation d'un dialogue national inclusif dans un cadre neutre ; et l'arrêt immédiat des ingérences intempestives du gouvernement dans les conflits intercommunautaires et éleveurs-agriculteurs.

"Arrêtons la cacophonie politique, le peuple tchadien en à marre (...) changeons le capable, nous avons assez souffert de voire la République s'effondrer (...) Nous donnons 21 jours au président pour se repentir et démissionner car nous ne voulons pas sa mort. Qu'il part là où il veut pour garder sa mémoire et ses expériences", a indiqué le mouvement.



Pour toute information, contactez-nous au : +(235) 63205229 ; 66304389 ; 63415139 (Bureau N'Djamena)