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AFRIQUE

Centrafrique : "Ne nous trompons pas d’ennemis. Il faut éviter les amalgames" (président Touadera)


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 18 Janvier 2021

"Nous savons tous que c’est l’ancien président François Bozizé qui a conçu la rébellion", affirme le chef de l'État centrafricain.


Le président centrafricain Faustin Archange Touadera. © Palais de la Renaissance
Le président centrafricain Faustin Archange Touadera. © Palais de la Renaissance
Le président centrafricain Faustin Archange Touadera a appelé lundi ses concitoyens à ne pas faire "d'amalgame" sur les auteurs de la tentative de déstabilisation des institutions de l'État. Il s'est exprimé dans un discours à la nation, quelques heures après la confirmation par la Cour constitutionnelle de sa réélection.

"Ne nous trompons pas d’ennemis. Il faut éviter les amalgames. Nous savons tous que c’est l’ancien Président François Bozizé qui a conçu la rébellion, réuni les moyens et mis le feu au pays ; bien sûr, avec les mercenaires étrangers qu’il a recrutés et ses alliés politiques que vous connaissez tous, pour satisfaire son ambition personnelle ou familiale", a déclaré Faustin Archange Touadera.

Le 14 janvier dernier, le Tchad par la voix du ministre de la Communication Cherif Mahamat Zene, a réagi à la diffusion par les autorités centrafricaines d'une vidéo montrant un présumé mercenaire d'origine tchadienne, suite à l'attaque menée la veille par des rebelles contre la ville de Bangui. 

L'ambassadeur Cherif Mahamat Zene a estimé que la présentation "laisse penser à l'implication de fait du Tchad dans les troubles sécuritaires en Centrafrique". Il a "dénoncé avec force ces fausses accusations" et a rappelé que "depuis le retrait de sa mission, le Tchad n'a interféré en aucune manière dans la crise centrafricaine, si ce n'est pour appuyer la réconciliation".

"Que personne ne vous trompe"

Le chef de l'État a exhorté ses concitoyens à ne pas se laisser tromper par de "vaines paroles" :
"Que personne ne vous trompe par de vaines paroles. Cette rébellion a été préparée depuis l’exil de l’ancien Président François Bozizé et devrait être exécutée dès le retour de celui-ci sur le sol centrafricain. Mais il lui fallait trouver un prétexte, même fallacieux, pour exécuter son plan machiavélique et à des fins purement personnelles et familiales."

Ainsi, depuis son retour en décembre 2019, l’ancien Président François Bozizé n’a eu de cesse de multiplier des provocations contre les institutions de la République. L’argument spécieux tiré de l’invalidation de sa candidature à l’élection présidentielle par la Cour Constitutionnelle n’a été qu’un prétexte supplémentaire pour déclencher les hostilités préparées de longue date."

"L’ennemi n’est pas encore totalement vaincu"

Une enquête judiciaire est ouverte pour "permettre d’aboutir à la manifestation de la vérité", assure Touadera. Selon lui, les auteurs, coauteurs et complices présumés de ces crimes imprescriptibles commis contre le peuple centrafricain seront recherchés, arrêtés et traduits devant les juridictions compétentes.

Le président de la République appelle le peuple à "observer le calme, la retenue et à demeurer vigilants, car l’ennemi n’est pas encore totalement vaincu".